Cours
Lire avec fluidité
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Cours — Lire avec fluidité

Qu’est-ce que lire avec fluidité ?
Lire avec fluidité, c’est lire un texte sans hésiter, sans se tromper et sans se fatiguer, comme si on racontait l’histoire à quelqu’un. Quand la lecture devient facile, ton cerveau n’a plus besoin de réfléchir aux lettres : il peut se concentrer sur le sens de l’histoire.
- Un lecteur fluide reconnaît la plupart des mots d’un seul coup d’œil, sans les découper syllabe par syllabe.
- En CM1, l’objectif est de lire environ 110 mots par minute en moyenne, sans erreur.
- La fluidité se travaille : plus tu lis, plus tu deviens rapide et précis, comme un sportif qui s’entraîne.
Lire avec fluidité, c’est lire vite, sans erreur et sans effort, pour garder toute son attention pour comprendre le texte.
Mesurer sa vitesse de lecture : le MCLM
Pour savoir si tu progresses, on mesure le nombre de Mots Correctement Lus par Minute (MCLM). C’est simple : tu lis un texte pendant une minute, on compte les mots lus, puis on enlève les erreurs.
- Exemple : Zoé lit 120 mots en une minute mais se trompe sur 10 mots. Son score est 120 − 10 = 110 MCLM. Bravo Zoé !
- On peut relire le même texte plusieurs jours de suite : le score monte à chaque fois, c’est très encourageant.
- Attention : lire vite ne veut pas dire lire trop vite ! Si on ne comprend plus rien, il faut ralentir.
| Jour | Mots lus | Erreurs | Score MCLM |
|---|---|---|---|
| Lundi | 95 | 7 | 88 |
| Mercredi | 108 | 5 | 103 |
| Vendredi | 114 | 2 | 112 |
MCLM = mots lus en une minute − erreurs. En CM1, on vise environ 110 MCLM.
Mémoriser les mots fréquents et irréguliers
Certains mots reviennent tout le temps dans les textes : ce sont les mots fréquents (toujours, beaucoup, alors, aussi…). D’autres ne se lisent pas comme ils s’écrivent : ce sont les mots irréguliers. Il faut les photographier dans sa tête pour les reconnaître instantanément.
| Mot irrégulier | Comment il se prononce |
|---|---|
| monsieur | « me-sieu » |
| femme | « fame » |
| oignon | « o-gnon » |
| hier | « i-air » |
| chorale | « ko-rale » |
- Quand tu rencontres un mot irrégulier, observe-le bien, prononce-le, puis écris-le : il entrera dans ta mémoire.
- Plus tu connais de mots par cœur, moins tu hésites, et plus ta lecture est fluide.
Comment s’entraîner à lire mieux ?
La fluidité, c’est comme le vélo : on progresse en s’entraînant un peu chaque jour. Voici des idées d’entraînement qui marchent très bien :
- La lecture répétée : relire trois ou quatre fois le même paragraphe, de plus en plus facilement.
- La lecture chronométrée : lire une minute, compter ses mots, et essayer de battre son record dans la semaine.
- La lecture en duo : un camarade lit en même temps que toi ou te suit du doigt pour repérer les hésitations.
- La chasse aux mots outils : repérer très vite les petits mots (dans, avec, mais, donc…) dans un texte.
- Dix minutes de lecture plaisir chaque soir : c’est l’entraînement le plus agréable de tous !
Relire plusieurs fois le même texte est le moyen le plus efficace de gagner en vitesse et en confiance.
Mémo — Lire avec fluidité

- Fluidité : lire sans hésiter, sans erreur et sans effort, pour se concentrer sur le sens.
- Objectif CM1 : environ 110 mots correctement lus par minute.
- MCLM = mots lus en une minute − erreurs. Ex. : 120 mots lus, 10 erreurs → 110 MCLM.
- Mots fréquents (toujours, beaucoup, alors…) : à reconnaître d’un seul coup d’œil.
- Mots irréguliers : monsieur, femme, oignon… à photographier dans sa mémoire.
- Méthode efficace : relire plusieurs fois le même texte, en se chronométrant.
- Piège classique : lire trop vite en oubliant de comprendre. La vitesse ne sert à rien sans le sens !
- Astuce : dix minutes de lecture plaisir chaque jour font progresser sans s’en rendre compte.
Exercices — Lire avec fluidité
Exercice 1
Lis ce texte trois fois de suite, de plus en plus facilement :
« Le petit renard sortit du bois au lever du jour. Il traversa le pré couvert de rosée, s’arrêta près du vieux chêne et dressa les oreilles. Au loin, la ferme s’éveillait doucement. »
À la troisième lecture, chronomètre-toi : combien de secondes mets-tu ?
Correction
Critères de réussite : à la troisième lecture, tu ne butes plus sur aucun mot, tu respectes les points (petites pauses) et ta lecture est plus rapide qu’à la première. Ce texte compte 36 mots : si tu le lis en 20 secondes environ sans erreur, tu es proche de 110 mots par minute. Bravo !
Exercice 2
Calcule le score MCLM (mots correctement lus par minute) de chaque enfant :
- Sami lit 100 mots en une minute et fait 4 erreurs.
- Lina lit 125 mots en une minute et fait 15 erreurs.
- Noé lit 90 mots en une minute et fait 0 erreur.
Correction
1) Sami : 100 − 4 = 96 MCLM. 2) Lina : 125 − 15 = 110 MCLM. 3) Noé : 90 − 0 = 90 MCLM. C’est Lina qui a le meilleur score, mais Noé est le plus précis : il ne fait aucune erreur !
Exercice 3
Lis le plus vite possible ces mots fréquents, en colonne, sans te tromper :
toujours — beaucoup — aussitôt — pourtant — longtemps — aujourd’hui — plusieurs — quelquefois — maintenant — autrefois
Puis cache la liste et écris de mémoire les trois mots les plus difficiles pour toi.
Correction
Critères de réussite : tu lis les dix mots en moins de dix secondes, sans hésitation. Pour l’écriture de mémoire, vérifie lettre à lettre avec la liste : attention aux pièges « aujourd’hui » (avec son apostrophe), « quelquefois » (en un seul mot) et « longtemps » (avec un p muet).
Exercice 4
Voici le tableau d’entraînement de Jade. Observe-le puis réponds :
- De combien de mots son score a-t-il augmenté entre lundi (82 MCLM) et vendredi (105 MCLM) ?
- Si elle continue à progresser, atteindra-t-elle l’objectif de 110 MCLM la semaine prochaine ? Explique.
Correction
1) 105 − 82 = 23 mots de progrès en une semaine. 2) Oui, c’est très probable : il ne lui manque que 5 mots (110 − 105 = 5), et elle progresse bien plus vite que cela chaque semaine. L’entraînement régulier paie toujours !
Évaluation — Lire avec fluidité
Une question à la fois : la note apparaît après 20 réponses et se calcule sur les 20 dernières.
Question 1
Cours — Lire à voix haute avec expressivité

Pourquoi lire à voix haute ?
Lire à voix haute, c’est lire pour les autres : pour leur faire découvrir une histoire, leur donner envie d’écouter, les faire rire ou frissonner. C’est un peu comme être comédien : ta voix devient un instrument.
- Une bonne lecture à voix haute aide l’auditoire à comprendre le texte sans l’avoir sous les yeux.
- On lit à voix haute un texte préparé à l’avance : on ne découvre jamais le texte devant le public.
- Lire avec expressivité, c’est mettre le ton : la voix change selon les émotions du texte.
Une lecture à voix haute réussie est une lecture préparée, fluide et expressive, qui donne envie d’écouter.
Respecter la ponctuation
La ponctuation est le code de la route de la lecture : elle indique quand s’arrêter, quand ralentir et quel ton prendre.
| Signe | Ce que fait ma voix |
|---|---|
| Le point . | Je baisse la voix et je fais une pause. |
| La virgule , | Je fais une petite pause, sans baisser la voix. |
| Le point d’interrogation ? | Je fais monter ma voix, comme pour poser une question. |
| Le point d’exclamation ! | Je montre une émotion : surprise, joie, colère… |
| Les points de suspension … | Je laisse ma voix en suspens, comme un mystère. |
| Le tiret — ou les guillemets « » | Un personnage parle : je peux changer de voix. |
Devant un point, je baisse la voix et je fais une pause ; devant un point d’interrogation, ma voix monte.
Lire par groupes de sens
On ne lit pas mot par mot : on lit par groupes de sens, c’est-à-dire par petits paquets de mots qui vont ensemble.
- Lecture hachée (à éviter) : « Le — petit — chat — dort — sur — le — canapé. »
- Lecture par groupes de sens (à faire) : « Le petit chat / dort / sur le canapé. »
- Avant de lire, tu peux marquer les groupes de sens au crayon avec de petits traits : / .
- Respire aux endroits marqués : ta lecture devient naturelle, comme quand tu parles.
Un groupe de sens est un petit paquet de mots que l’on lit d’un seul souffle : « Dans la forêt sombre / le loup attendait. »
Gérer sa voix : volume, débit, intonation
Ta voix a trois réglages, comme les boutons d’une radio :
| Réglage | Définition | Conseil |
|---|---|---|
| Le volume | La force de la voix | Assez fort pour le fond de la classe, sans crier. |
| Le débit | La vitesse de la parole | Ni trop vite ni trop lent ; ralentir aux moments importants. |
| L’intonation | La mélodie de la voix | Adapter le ton aux émotions : peur, joie, colère, mystère… |
- Pour un passage inquiétant, parle plus bas et plus lentement : le suspense grandit.
- Pour un dialogue, change légèrement de voix selon les personnages : l’ogre a une grosse voix, la souris une petite voix.
- Entraîne-toi plusieurs fois, seul ou devant ta famille, avant de lire devant la classe.
Mémo — Lire à voix haute avec expressivité

- Lecture à voix haute : une lecture préparée, destinée à un public qui n’a pas le texte.
- Point : je baisse la voix et je fais une pause. Virgule : petite pause.
- ? : ma voix monte. ! : je montre une émotion.
- Groupes de sens : je lis par petits paquets de mots, pas mot par mot.
- Volume : assez fort pour être entendu, sans crier. Débit : ni trop vite ni trop lent.
- Expressivité : je change de ton selon les émotions et les personnages.
- Piège classique : lire trop vite par peur du public. Respire et ralentis !
- Méthode : préparer, marquer les pauses au crayon, s’entraîner plusieurs fois.
Exercices — Lire à voix haute avec expressivité
Exercice 1
Recopie cette phrase et marque les groupes de sens avec des traits ( / ) :
« Au fond de la forêt, la petite cabane de bois attendait les voyageurs perdus. »
Correction
Une découpe possible : « Au fond de la forêt, / la petite cabane de bois / attendait / les voyageurs perdus. » D’autres découpes proches sont acceptées, à condition de ne jamais couper un groupe de mots qui va ensemble (par exemple, on ne sépare pas « la petite » de « cabane »).
Exercice 2
Lis ces trois phrases à voix haute en changeant le ton grâce à la ponctuation :
- Tu viens avec moi.
- Tu viens avec moi ?
- Tu viens avec moi !
Correction
Critères de réussite : phrase 1 (déclarative) : voix qui descend à la fin, ton calme. Phrase 2 (interrogative) : voix qui monte à la fin, comme une vraie question. Phrase 3 (exclamative) : ton plus fort, qui montre une émotion (joie, impatience ou colère). Les trois lectures doivent être clairement différentes à l’oreille.
Exercice 3
Prépare puis lis ce petit dialogue en changeant de voix pour chaque personnage :
« — Qui a croqué dans ma tartine ? gronda l’ogre de sa grosse voix.
— Ce n’est pas moi, couina la souris, c’est peut-être le vent…
— Le vent ? Le vent ne laisse pas de miettes ! »
Correction
Critères de réussite : l’ogre a une voix grave et forte ; la souris a une voix aiguë et timide ; les points d’interrogation font monter la voix ; les points de suspension laissent un petit silence de mystère. Bonus si l’auditoire devine sans se tromper qui parle à chaque réplique !
Exercice 4
Prépare la lecture de ce court poème, puis lis-le à quelqu’un :
« La lune se lève,
douce lanterne d’argent.
Dors, petit rêveur,
la nuit veille sur tes rêves… »
Correction
Critères de réussite : lecture lente et douce (c’est une berceuse), petites pauses à la fin de chaque vers, voix qui s’adoucit encore sur les points de suspension. La personne qui écoute doit se sentir apaisée. Entraîne-toi au moins trois fois avant la lecture finale.
Évaluation — Lire à voix haute avec expressivité
Une question à la fois : la note apparaît après 20 réponses et se calcule sur les 20 dernières.
Question 1
Cours — Comprendre des textes, des documents et des images

Les stratégies du lecteur détective
Comprendre un texte, c’est mener une enquête : le lecteur cherche des indices, se pose des questions et vérifie ses idées. Voici les stratégies des bons lecteurs :
- Avant de lire : observer le titre, les images, la couverture… et deviner de quoi le texte va parler.
- Pendant la lecture : se faire le film de l’histoire dans sa tête, se demander « qui ? où ? quand ? que se passe-t-il ? ».
- Quand on ne comprend plus : s’arrêter, relire le passage, chercher le sens des mots inconnus grâce au contexte.
- Après la lecture : redire l’histoire avec ses propres mots pour vérifier qu’on a tout compris.
Un bon lecteur s’arrête et relit dès qu’il ne comprend plus : c’est un réflexe de champion, pas une faiblesse !
Informations explicites et implicites
Un texte ne dit pas tout ! Il y a deux sortes d’informations :
- L’information explicite est écrite noir sur blanc dans le texte. Ex. : « Léo a neuf ans. » → on sait son âge, c’est écrit.
- L’information implicite est cachée : le lecteur doit la deviner grâce aux indices. C’est ce qu’on appelle faire une inférence.
Exemple d’inférence : « Léo ferma son parapluie et s’essuya longuement les pieds sur le paillasson. » Le texte ne dit pas qu’il pleut… mais le parapluie et les pieds mouillés sont des indices : il pleuvait dehors !
| Phrase du texte | Ce que je devine (implicite) |
|---|---|
| « Mina enfila son manteau, son bonnet et ses gants. » | C’est l’hiver, il fait froid. |
| « Tom rangea sa canne à pêche ; le seau était encore vide. » | Il n’a attrapé aucun poisson. |
| « La sonnerie retentit ; les élèves rangèrent leurs cahiers. » | Le cours est terminé. |
Explicite = écrit dans le texte. Implicite = deviné grâce aux indices. Deviner l’implicite s’appelle faire une inférence.
Reconnaître les genres de textes
Au premier coup d’œil, un lecteur entraîné reconnaît le genre d’un texte grâce à sa forme :
| Genre | À quoi le reconnaît-on ? | Exemple |
|---|---|---|
| Le texte narratif | Il raconte une histoire, en paragraphes, avec des personnages et des événements. | Un conte, un roman d’aventures |
| Le poème | Il est écrit en vers, souvent groupés en strophes, parfois avec des rimes. | « Le Corbeau et le Renard » |
| Le texte de théâtre | Le nom des personnages est écrit devant chaque réplique ; des didascalies indiquent les gestes. | Une pièce, un sketch |
| Le documentaire | Il donne des informations vraies, avec des titres, des photos, des légendes. | Un article sur les volcans |
Vers et strophes → poème. Noms des personnages devant les répliques → théâtre. Histoire racontée en paragraphes → récit.
Lire des documents et des images
On ne lit pas que des histoires ! Affiches, plans, horaires, recettes, cartes… sont des documents qui répondent à des questions précises.
- Pour trouver une information dans un document, inutile de tout lire : repère les titres, les colonnes, les mots en gras.
- Exemple : pour connaître l’heure d’ouverture de la piscine le dimanche, je regarde directement la ligne ou la colonne « dimanche » du tableau des horaires.
- Une image aussi se « lit » : qui voit-on ? où ? que se passe-t-il ? quel est le message de l’affiche ?
- Vérifie toujours que ta réponse correspond exactement à la question posée.
Dans un document, je cherche l’information au bon endroit (titre, colonne, légende) au lieu de tout lire.
Mémo — Comprendre des textes, des documents et des images

- Avant de lire : observer titre et images pour deviner le sujet.
- Pendant la lecture : se faire le film de l’histoire, se demander qui, où, quand, quoi.
- Explicite : information écrite noir sur blanc dans le texte.
- Implicite : information cachée, à deviner grâce aux indices (= faire une inférence).
- Poème : vers et strophes. Théâtre : répliques et didascalies. Récit : histoire en paragraphes.
- Document : chercher au bon endroit (titres, colonnes, légendes) sans tout lire.
- Piège classique : répondre de mémoire sans vérifier dans le texte. Toujours retourner au texte !
- Réflexe champion : je ne comprends plus → je m’arrête et je relis.
Exercices — Comprendre des textes, des documents et des images
Exercice 1
Lis ce texte puis réponds aux questions :
« Ce matin-là, Jeanne remplit sa gourde, laça ses chaussures de marche et glissa la carte du sentier dans son sac. Au sommet, la vue sur la vallée récompenserait tous ses efforts. »
- Que met Jeanne dans son sac ? (information explicite)
- Que va faire Jeanne aujourd’hui ? (information implicite)
Correction
1) Elle glisse la carte du sentier dans son sac : c’est écrit dans le texte. 2) Elle va faire une randonnée en montagne : le texte ne le dit pas directement, mais la gourde, les chaussures de marche, la carte du sentier et le mot « sommet » sont des indices qui permettent de le deviner.
Exercice 2
Pour chaque phrase, écris ce que tu peux deviner (l’inférence) :
- « Hugo souffla ses dix bougies sous les applaudissements. »
- « La maîtresse ouvrit le parapluie pour traverser la cour. »
- « Le chaton miaulait devant son bol vide. »
Correction
1) C’est l’anniversaire d’Hugo : il fête ses 10 ans. 2) Il pleut dehors. 3) Le chaton a faim et réclame à manger. À chaque fois, l’information n’est pas écrite : ce sont les indices (bougies, parapluie, bol vide) qui permettent de la deviner.
Exercice 3
Voici trois débuts de textes. Retrouve le genre de chacun (poème, théâtre ou récit) :
- « LE ROI, en colère. — Qui a mangé toutes les brioches ?
LE CUISINIER, tremblant. — Ce… ce n’est pas moi, Majesté ! » - « Il était une fois un meunier qui laissa pour tout héritage un moulin, un âne et un chat. »
- « Sous le pont glissent les nuages,
Le vent feuillette les roseaux,
La rivière tourne ses pages,
Et lit des histoires aux oiseaux. »
Correction
1) Théâtre : les noms des personnages (LE ROI, LE CUISINIER) sont devant les répliques et les mots en italique sont des didascalies. 2) Récit (conte) : « Il était une fois » raconte une histoire en paragraphe. 3) Poème : le texte est écrit en vers, avec des rimes (nuages/pages, roseaux/oiseaux).
Exercice 4
Observe ce document (horaires de la bibliothèque) puis réponds :
Mercredi : 10 h – 18 h • Samedi : 9 h – 12 h 30 • Dimanche : fermé • Prêt : 5 livres pour 3 semaines
- Puis-je aller à la bibliothèque dimanche après-midi ?
- Combien de livres puis-je emprunter, et pour combien de temps ?
- La bibliothèque est-elle ouverte samedi à 14 h ?
Correction
1) Non : le dimanche, la bibliothèque est fermée. 2) 5 livres pour 3 semaines : c’est indiqué à la ligne « Prêt ». 3) Non : le samedi, elle ferme à 12 h 30, donc à 14 h elle est fermée. Pour chaque réponse, on vérifie au bon endroit du document.
Évaluation — Comprendre des textes, des documents et des images
Une question à la fois : la note apparaît après 20 réponses et se calcule sur les 20 dernières.
Question 1
Cours — Lire une œuvre et se l’approprier

Qu’est-ce que lire une œuvre ?
Lire une œuvre, c’est lire un livre en entier : un roman, un recueil de contes, une pièce de théâtre, un album… On dit qu’on lit une œuvre intégrale. C’est une aventure qui dure plusieurs jours ou plusieurs semaines !
- En CM1, on lit plusieurs œuvres dans l’année : certaines en classe, d’autres à la maison.
- Se l’approprier, c’est faire de ce livre son livre : s’en souvenir, en parler, le relier à sa vie et à d’autres histoires.
- Chaque lecteur ressent l’histoire à sa façon : deux élèves peuvent adorer un livre pour des raisons différentes, et c’est très bien !
Une œuvre intégrale est un livre lu en entier. Se l’approprier, c’est le comprendre, s’en souvenir et le relier à sa vie.
Le carnet de lecteur
Le carnet de lecteur est ton compagnon de lecture : un cahier où tu gardes une trace de tous les livres que tu lis.
- Note le titre, l’auteur et la date de ta lecture.
- Recopie une phrase que tu as adorée, dessine un personnage ou un lieu de l’histoire.
- Écris ce que tu as ressenti : « J’ai eu peur quand… », « J’ai ri au moment où… ».
- Donne ton avis avec une raison : « J’ai aimé ce livre parce que le héros ne se décourage jamais. »
Dans le carnet de lecteur, on garde une trace personnelle de ses lectures : impressions, dessins, phrases préférées, avis.
Créer des liens entre les livres et sa vie
Un livre n’est jamais tout seul : il discute avec les autres livres que tu as lus et avec ta propre vie. Faire des liens, c’est ça, devenir un vrai lecteur !
| Type de lien | Exemple |
|---|---|
| Livre ↔ livre | « Le renard de ce roman est rusé, comme le renard des fables de La Fontaine. » |
| Livre ↔ ma vie | « Comme le héros, moi aussi j’ai déménagé et j’ai dû me faire de nouveaux amis. » |
| Livre ↔ le monde | « Cette histoire de forêt me fait penser aux documentaires sur la protection de la nature. » |
Relier un livre à d’autres livres, à sa vie et au monde, c’est le comprendre plus profondément.
Varier ses lectures et développer le plaisir de lire
Le plaisir de lire grandit quand on ose varier ses lectures et qu’on en parle avec les autres.
- Alterne les genres : contes, romans d’aventures, bandes dessinées, poésie, documentaires, théâtre…
- Participe aux débats de lecteurs : pour défendre ton avis, cite un passage précis du texte.
- Conseille un livre à un camarade : « Tu devrais le lire parce que… » — c’est le plus beau des cadeaux de lecteur.
- Tu as le droit de ne pas aimer un livre ! L’important est de savoir expliquer pourquoi.
Pour donner son avis sur un livre, on dit ce qu’on a ressenti et pourquoi, en s’appuyant sur un passage du texte.
Mémo — Lire une œuvre et se l’approprier

- Œuvre intégrale : un livre lu en entier (roman, recueil, pièce, album).
- S’approprier une œuvre : la comprendre, s’en souvenir, la relier à sa vie et à d’autres livres.
- Carnet de lecteur : titre, auteur, impressions, dessins, phrases préférées, avis.
- Trois liens de lecteur : livre ↔ livre, livre ↔ ma vie, livre ↔ le monde.
- Donner son avis : dire ce qu’on a ressenti + expliquer pourquoi + citer un passage.
- Varier les lectures : contes, romans, BD, poésie, documentaires, théâtre.
- Piège classique : dire « c’était bien » sans expliquer. Un avis a toujours besoin d’un « parce que » !
Exercices — Lire une œuvre et se l’approprier
Exercice 1
Pense au dernier livre que tu as lu (ou à ton livre préféré) et remplis ta fiche de carnet de lecteur :
- Titre et auteur.
- Le personnage que tu as préféré, et pourquoi.
- Le moment le plus fort de l’histoire, en une ou deux phrases.
Correction
Critères de réussite : le titre et l’auteur sont exacts ; le choix du personnage est expliqué avec « parce que » (ex. : « J’ai préféré la grand-mère parce qu’elle est courageuse et drôle ») ; le moment fort est raconté avec tes propres mots, sans recopier le livre.
Exercice 2
Complète ces débuts de phrases pour créer des liens avec un livre que tu connais :
- « Ce livre me fait penser à un autre livre : … »
- « Comme le personnage principal, moi aussi… »
- « Cette histoire me rappelle quelque chose du monde réel : … »
Correction
Critères de réussite : chaque phrase est complétée avec un lien précis et sincère. Exemples : « Ce livre me fait penser au Petit Poucet, car les héros sont abandonnés dans la forêt tous les deux. » « Comme le personnage principal, moi aussi j’ai un petit frère qui me suit partout. » « Cette histoire me rappelle les reportages sur les animaux menacés. »
Exercice 3
Lina dit : « Ce livre était nul. » Aide-la à donner un vrai avis de lecteur en écrivant deux ou trois phrases qui expliquent son opinion (même négative !) avec des raisons précises.
Correction
Exemple de réponse : « Je n’ai pas aimé ce livre parce que l’histoire était trop lente au début : il ne se passe rien pendant trois chapitres. De plus, je trouvais le héros peu courageux. Par contre, j’ai bien aimé la fin, qui est pleine de surprises. » Critères de réussite : l’avis est justifié par au moins deux raisons précises, et il reste poli et nuancé.
Exercice 4
Prépare un « conseil lecture » de trois phrases pour convaincre un camarade de lire ton livre préféré, sans raconter la fin !
Correction
Exemple : « Tu devrais lire Fantastique Maître Renard de Roald Dahl. C’est l’histoire d’un renard très malin qui doit protéger sa famille contre trois fermiers méchants et ridicules. Je te promets que tu vas rire, et la ruse finale est géniale… mais je ne t’en dis pas plus ! » Critères de réussite : le titre est donné, l’histoire est présentée en une phrase donnant envie, et la fin n’est pas révélée.
Évaluation — Lire une œuvre et se l’approprier
Une question à la fois : la note apparaît après 20 réponses et se calcule sur les 20 dernières.
Question 1
Cours — Culture littéraire et artistique

Découvrir des héroïnes et des héros
Depuis toujours, les histoires mettent en scène des héroïnes et des héros : des personnages courageux, malins ou généreux qui affrontent des épreuves.
- Les héros de la mythologie : Ulysse le rusé, qui met dix ans à rentrer chez lui ; Hercule et ses douze travaux.
- Les héros et héroïnes des contes : le Petit Poucet, malin malgré sa petite taille ; Gretel, qui sauve son frère de la sorcière.
- Les héros des romans d’aujourd’hui : des enfants ordinaires qui deviennent extraordinaires face aux difficultés.
- Un héros n’est pas forcément fort : il peut gagner par la ruse, la gentillesse ou la persévérance.
Un héros ou une héroïne est le personnage principal qui affronte des épreuves — par la force, la ruse ou le courage.
Le merveilleux et l’étrange
Dans le conte merveilleux, la magie fait partie du monde de l’histoire : fées, ogres, objets enchantés, animaux qui parlent… et personne ne s’en étonne !
- Formules magiques du conte : « Il était une fois… », « Ils vécurent heureux… ».
- Objets merveilleux célèbres : les bottes de sept lieues, la lampe d’Aladdin, la citrouille de Cendrillon changée en carrosse.
- L’étrange, c’est différent : quelque chose de bizarre arrive dans un monde normal, et le personnage (comme le lecteur) se demande si c’est réel.
| Genre | La magie ? | Exemple |
|---|---|---|
| Merveilleux | Normale dans ce monde, personne ne s’étonne | La fée transforme la citrouille : tout le monde trouve cela naturel. |
| Étrange | Surprenante, elle inquiète les personnages | Chaque nuit, un tableau du salon change mystérieusement de place… |
Dans le merveilleux, la magie est normale ; dans l’étrange, elle surprend et inquiète.
Les fables et la morale
Une fable est une petite histoire, souvent avec des animaux, qui se termine (ou commence) par une morale : une leçon de vie.
- Le plus célèbre fabuliste français est Jean de La Fontaine (XVIIᵉ siècle).
- « Le Lièvre et la Tortue » : le lièvre rapide se moque de la tortue, fait la sieste… et perd la course. Morale : « Rien ne sert de courir ; il faut partir à point. »
- « Le Corbeau et le Renard » : le renard flatte le corbeau pour lui voler son fromage. Morale : « Tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute. »
- Les animaux des fables représentent des défauts et qualités humains : le renard est rusé, la fourmi travailleuse, le lion puissant.
Une fable raconte une histoire courte qui donne une morale, une leçon de vie que le lecteur peut interroger.
Savourer le goût des mots : la poésie
La poésie, c’est l’art de jouer avec les mots : leurs sons, leurs images, leur musique.
- Les rimes : des sons qui se répètent à la fin des vers (« nuage » rime avec « voyage »).
- Les images poétiques : « la lune est une lanterne d’argent » — la lune n’est pas vraiment une lanterne, mais l’image nous aide à la voir autrement.
- Les poètes s’amusent : calligrammes (poèmes en forme de dessin), comptines, poèmes sans rimes, inventions de mots…
- On peut soi-même créer en poésie : choisir des mots pour leur son, leur douceur ou leur drôlerie.
En poésie, les mots sont choisis pour leur musique et leurs images, pas seulement pour leur sens.
Imaginer d’autres vies, se découvrir
Lire, c’est la seule machine à voyager qui fonctionne vraiment : les récits d’aventures et les histoires de personnages nous font vivre d’autres vies.
- Avec un récit d’aventures, tu traverses des océans, des déserts et des îles mystérieuses sans quitter ton fauteuil.
- En lisant, tu ressens ce que ressent le personnage : sa peur, sa joie, son courage. Cela t’aide à comprendre les autres.
- Certaines histoires parlent d’amitié, de famille, de différence : elles t’aident à te découvrir et à t’affirmer dans le rapport aux autres.
- Après une lecture, demande-toi : « Et moi, qu’aurais-je fait à la place du personnage ? »
Les livres nous font vivre d’autres vies : ils développent l’imagination et aident à mieux comprendre les autres… et soi-même.
Mémo — Culture littéraire et artistique

- Héros / héroïne : personnage principal qui affronte des épreuves (force, ruse, courage). Ex. : Ulysse, le Petit Poucet.
- Conte merveilleux : la magie est normale dans le monde de l’histoire (fées, objets enchantés).
- L’étrange : un événement bizarre surgit dans un monde normal et inquiète.
- Fable : histoire courte, souvent avec des animaux, terminée par une morale. Fabuliste célèbre : Jean de La Fontaine.
- Poésie : jeu avec les sons (rimes) et les images (« la lune, lanterne d’argent »).
- Récit d’aventures : il fait vivre d’autres vies et voyager par l’imagination.
- Piège classique : confondre merveilleux (magie normale) et étrange (magie qui surprend).
- Question de lecteur : « Qu’aurais-je fait à la place du personnage ? »
Exercices — Culture littéraire et artistique
Exercice 1
Relie chaque héros à sa caractéristique :
- Ulysse — a) il gagne la course grâce à sa persévérance
- Le Petit Poucet — b) il est célèbre pour sa ruse pendant son long voyage
- La tortue de la fable — c) il sème des cailloux pour retrouver son chemin
Correction
1 → b) Ulysse est célèbre pour sa ruse pendant son long voyage de retour. 2 → c) Le Petit Poucet sème des cailloux pour retrouver son chemin. 3 → a) La tortue gagne la course grâce à sa persévérance, pendant que le lièvre fait la sieste.
Exercice 2
Merveilleux ou étrange ? Classe chaque situation :
- La fée touche la citrouille de sa baguette : elle devient un carrosse doré. Personne ne s’étonne.
- Depuis lundi, la lampe du couloir s’allume toute seule à minuit. Zoé n’ose plus sortir de sa chambre.
- L’ogre chausse ses bottes de sept lieues et traverse la forêt en trois enjambées.
Correction
1) Merveilleux : la magie fait partie du monde du conte, personne ne s’étonne. 2) Étrange : un événement bizarre surgit dans un monde normal et inquiète le personnage. 3) Merveilleux : les bottes magiques sont un objet normal du monde des contes.
Exercice 3
Lis cette mini-fable puis réponds :
« Un jeune coq se vantait de chanter plus fort que tous. Il chanta si fort et si longtemps qu’il en perdit la voix. Le lendemain, ce fut le petit moineau discret que toute la ferme écouta. »
- Quel défaut du coq cette fable montre-t-elle ?
- Écris une morale possible pour cette fable.
Correction
1) La fable montre la vantardise (et l’orgueil) du coq. 2) Exemples de morales acceptées : « Ce n’est pas celui qui crie le plus fort qu’on écoute le mieux. » ou « La vantardise finit toujours par se retourner contre soi. » Toute morale de sens proche convient.
Exercice 4
À toi de créer en poésie ! Écris un petit poème de quatre vers sur un animal de ton choix. Contraintes : au moins une rime et une image poétique (comparaison avec « comme » ou métaphore).
Correction
Exemple de réponse : « Le chat s’étire au bord du lit, / doux nuage de poils gris. / Ses yeux sont deux lunes dorées / qui veillent sur mes rêves cachés. » Critères de réussite : quatre vers, au moins une rime (lit/gris, dorées/cachés), au moins une image (« nuage de poils », « yeux… deux lunes »). L’orthographe est vérifiée à la relecture.
Évaluation — Culture littéraire et artistique
Une question à la fois : la note apparaît après 20 réponses et se calcule sur les 20 dernières.
Question 1
Cours — Écrire à la main et copier

Bien s’installer pour bien écrire
Une belle écriture commence par une bonne installation. Comme un pianiste avant de jouer, l’écrivain prépare son corps et son matériel :
- La posture : dos droit, pieds à plat sur le sol, les deux avant-bras posés sur la table.
- La feuille : légèrement inclinée, tenue par la main qui n’écrit pas.
- Le crayon : tenu entre le pouce et l’index, posé sur le majeur — ni trop serré (la main fatigue), ni trop lâche.
- Le geste : c’est le poignet et les doigts qui bougent, pas tout le bras.
Dos droit, pieds au sol, crayon souple : une bonne installation rend l’écriture plus rapide, plus belle et moins fatigante.
Les stratégies de copie
Copier, ce n’est pas dessiner des lettres une par une ! Le bon copieur lit, mémorise, écrit, vérifie.
| Stratégie | Comment faire ? | Efficace ? |
|---|---|---|
| Lettre par lettre | Regarder le modèle à chaque lettre | Non : très lent, beaucoup d’erreurs |
| Mot par mot | Mémoriser un mot entier avant de l’écrire | Mieux : plus rapide, moins d’allers-retours |
| Par groupes de mots | Lire et mémoriser un groupe de sens entier (« le petit chat gris ») | Oui ! C’est la stratégie des experts |
- Avant de copier, lis toute la phrase pour la comprendre : on copie mieux ce qu’on comprend.
- Pour un mot difficile comme « aujourd’hui », épelle-le dans ta tête avant de l’écrire.
- Objectif CM1 : lever les yeux de moins en moins souvent vers le modèle.
La meilleure stratégie de copie : mémoriser des groupes de mots entiers, pas des lettres une à une.
Se relire et vérifier sa copie
Une copie n’est terminée que lorsqu’elle est vérifiée. Voici la check-list du copieur expert :
- Relire sa copie en la comparant au modèle, mot après mot.
- Vérifier qu’aucun mot n’a été oublié ou écrit deux fois.
- Contrôler les majuscules en début de phrase et les points à la fin.
- Vérifier les accents (é, è, ê) et les apostrophes : ils changent le sens des mots !
- Soigner la présentation : sauter les lignes demandées, souligner à la règle.
Après avoir copié, je compare ma copie au modèle : mots oubliés, majuscules, points, accents.
Copier de plus en plus vite et de mieux en mieux
En CM1, on apprend à copier plus vite sans perdre en qualité, car on copie tous les jours : leçons, poésies, devoirs…
- La copie au verso : le modèle est au tableau ou au dos de la feuille ; il faut mémoriser un maximum de mots à chaque regard.
- La copie chronométrée : copier une phrase parfaitement, de plus en plus vite au fil de la semaine.
- La copie cachée : lire une phrase, la cacher, l’écrire de mémoire, puis vérifier.
- Ces jeux d’entraînement musclent ta mémoire orthographique : tu photographies les mots.
Copier efficacement = moins de regards au modèle + zéro erreur à l’arrivée. La vitesse vient avec l’entraînement.
Mémo — Écrire à la main et copier

- Installation : dos droit, pieds au sol, feuille inclinée, crayon entre pouce et index posé sur le majeur.
- Avant de copier : lire toute la phrase pour la comprendre.
- Stratégie experte : mémoriser des groupes de mots entiers, pas des lettres une à une.
- Mot difficile : l’épeler dans sa tête avant de l’écrire (ex. : aujourd’hui).
- Après la copie : comparer au modèle — mots oubliés, majuscules, points, accents.
- Entraînements : copie cachée, copie chronométrée, copie au verso.
- Piège classique : copier lettre par lettre. C’est lent et cela multiplie les erreurs !
Exercices — Écrire à la main et copier
Exercice 1
Copie cette phrase en la lisant d’abord entièrement, puis en mémorisant des groupes de mots :
« Sous le grand chêne du parc, les enfants écoutaient l’histoire du dragon endormi. »
Compte combien de fois tu as regardé le modèle.
Correction
Critères de réussite : aucune erreur (vérifie mot à mot avec le modèle : majuscule, virgule, apostrophe de « l’histoire », point final) et au maximum 4 ou 5 regards au modèle — par exemple : « Sous le grand chêne du parc, » / « les enfants écoutaient » / « l’histoire du dragon endormi. » Si tu as regardé plus de 8 fois, recommence en mémorisant des groupes plus longs.
Exercice 2
Copie cachée ! Lis cette phrase, cache-la, écris-la de mémoire, puis vérifie :
« Aujourd’hui, monsieur Blanchard arrose beaucoup ses fleurs. »
Correction
Points de vigilance : « Aujourd’hui » (apostrophe et h muet), « monsieur » (qui ne s’écrit pas comme il se prononce), « beaucoup » (eau + p muet), la virgule après « Aujourd’hui » et le point final. Si tu as tout juste du premier coup, bravo : ta mémoire orthographique est musclée !
Exercice 3
Voici la copie de Malo. Compare-la au modèle et trouve les 4 erreurs.
Modèle : « Les hirondelles reviennent au printemps. Elles construisent leur nid sous le toit. »
Copie de Malo : « Les hirondelle reviennent au printemp. elles construisent leur nid sous le toit »
Correction
Les 4 erreurs : 1) « hirondelle » → il manque le s du pluriel (« hirondelles ») ; 2) « printemp » → il manque le s final (« printemps ») ; 3) « elles » → il manque la majuscule en début de phrase (« Elles ») ; 4) il manque le point final après « toit ». Comparer mot à mot avec le modèle permet de toutes les trouver.
Exercice 4
Copie ce petit poème en soignant la présentation : un vers par ligne, une majuscule au début de chaque vers.
« Le vent souffle sur la colline,
Il fait danser les fleurs du pré,
Il chatouille les branches fines
Et s’endort au creux du verger. »
Correction
Critères de réussite : 4 lignes (un vers par ligne), une majuscule au début de chaque vers, les virgules aux bons endroits, le point final, aucune erreur de copie (vérifie surtout « chatouille », « branches » et « verger »). Présentation aérée et écriture régulière.
Évaluation — Écrire à la main et copier
Une question à la fois : la note apparaît après 20 réponses et se calcule sur les 20 dernières.
Question 1
Cours — Écrire pour réfléchir et apprendre

Pourquoi écrire aide à apprendre ?
Écrire, ce n’est pas seulement pour raconter des histoires : c’est aussi un super-outil pour réfléchir. Quand tu écris ce que tu as compris, ton cerveau trie, organise et retient beaucoup mieux.
- Écrire ralentit la pensée : on prend le temps de mettre ses idées en ordre.
- Écrire révèle ce qu’on n’a pas compris : si je n’arrive pas à l’écrire, c’est que je dois relire la leçon.
- Écrire garde une trace : je peux relire mes notes des semaines plus tard.
- Cela marche dans toutes les matières : sciences, histoire, mathématiques, EPS…
Écrire quelques phrases sur ce qu’on vient d’apprendre aide à mieux comprendre et à mieux retenir.
Repérer et trier les informations
Face à un document ou une leçon, toutes les informations ne se valent pas. Trier, c’est garder celles qui répondent à la question posée.
Exemple : la question est « Comment un volcan entre-t-il en éruption ? ». Parmi ces informations, lesquelles garder ?
| Information | Utile pour la question ? |
|---|---|
| Le magma monte et la pression augmente sous la surface. | Oui : c’est le cœur de la réponse. |
| Certains volcans se trouvent en Italie. | Non : intéressant, mais hors sujet. |
| Quand la pression est trop forte, la lave jaillit. | Oui : c’est la suite de l’explication. |
| Le mot « volcan » vient du dieu Vulcain. | Non : hors sujet pour cette question. |
Pour trier, je me demande à chaque information : « Est-ce qu’elle répond à la question posée ? »
Reformuler avec ses propres mots
Reformuler, c’est redire la même chose avec ses propres mots, sans recopier. C’est la preuve qu’on a vraiment compris !
- Phrase de la leçon : « Le hibou est un rapace nocturne. » → Ma reformulation : « Le hibou est un oiseau chasseur qui vit la nuit. »
- Phrase de la leçon : « Les abeilles pollinisent les fleurs. » → Ma reformulation : « En allant de fleur en fleur, les abeilles transportent le pollen et aident les plantes à faire des graines. »
- Astuce : ferme le livre avant de reformuler, sinon tes yeux copient tout seuls !
- À la fin d’une leçon, écris une ou deux phrases : « Aujourd’hui, j’ai appris que… »
Reformuler = redire avec ses propres mots. Si je n’y arrive pas, c’est le signe que je dois relire la leçon.
Écrire pour expliquer son point de vue
Un écrit réflexif court sert à expliquer ce que l’on pense et pourquoi on le pense.
- La formule magique : « Je pense que… parce que… »
- Ajoute un exemple pour renforcer ton idée : « … par exemple, quand le héros partage son pain. »
- Exemple complet : « Je pense que le loup de cette histoire n’est pas méchant, parce qu’il aide la chèvre à retrouver son chevreau. Par exemple, à la page 12, il la guide à travers la forêt. »
- Un point de vue peut changer après discussion : c’est même le but de réfléchir ensemble !
Pour expliquer un point de vue : je pense que… + parce que… + un exemple.
Mémo — Écrire pour réfléchir et apprendre

- Écrire pour apprendre : mettre ses idées en ordre, mieux comprendre, mieux retenir.
- Trier les informations : garder seulement celles qui répondent à la question posée.
- Reformuler : redire avec ses propres mots, livre fermé, sans recopier.
- Fin de leçon : écrire une ou deux phrases « Aujourd’hui, j’ai appris que… ».
- Point de vue : « Je pense que… parce que… », renforcé par un exemple.
- Test de compréhension : si je n’arrive pas à reformuler, je relis la leçon.
- Piège classique : recopier mot pour mot en croyant apprendre. Copier n’est pas comprendre !
Exercices — Écrire pour réfléchir et apprendre
Exercice 1
Reformule chaque phrase avec tes propres mots, sans recopier :
- « Le dromadaire peut rester plusieurs jours sans boire. »
- « La Seine traverse Paris avant de se jeter dans la Manche. »
Correction
Exemples de reformulations réussies : 1) « Le dromadaire n’a pas besoin de boire tous les jours : il peut attendre longtemps entre deux gorgées d’eau. » 2) « La Seine est un fleuve qui passe par Paris, puis continue son chemin jusqu’à la mer de la Manche. » Critère principal : le sens est le même, mais les mots sont différents.
Exercice 2
La question est : « Pourquoi les feuilles tombent-elles en automne ? » Trie ces informations : garde seulement celles qui répondent à la question.
- En automne, les journées raccourcissent et la lumière diminue.
- Certaines feuilles deviennent rouges ou dorées.
- L’arbre se met au repos et cesse de nourrir ses feuilles.
- On peut faire de beaux herbiers avec les feuilles.
Correction
Informations à garder : la 1 (la lumière qui diminue déclenche le phénomène) et la 3 (l’arbre cesse de nourrir ses feuilles, donc elles tombent). Les informations 2 et 4 sont intéressantes mais ne répondent pas à la question « pourquoi » : ce sont des informations hors sujet ici.
Exercice 3
Tu viens de lire une histoire où un dragon garde un trésor mais laisse un enfant se réchauffer près de son feu. Écris deux ou trois phrases pour expliquer ton point de vue : ce dragon est-il gentil ou méchant ? Utilise « je pense que », « parce que » et un exemple.
Correction
Exemple de réponse : « Je pense que ce dragon est gentil, parce qu’il accepte de partager son feu alors qu’il ne connaît pas l’enfant. Par exemple, il aurait pu le chasser pour protéger son trésor, mais il le laisse se réchauffer. » Critères de réussite : un avis clair, une raison introduite par « parce que », un exemple tiré de l’histoire.
Exercice 4
Après une leçon de sciences sur les aimants, Nora a écrit : « Aujourd’hui, j’ai appris que les aimants attirent les objets en fer, mais pas le bois ni le plastique. J’ai été surprise que deux aimants puissent aussi se repousser ! »
À ton tour : choisis une leçon récente (sciences, histoire, géographie…) et écris deux phrases : ce que tu as appris + ce qui t’a étonné.
Correction
Critères de réussite : la première phrase commence par « J’ai appris que… » et donne une information exacte de la leçon, reformulée avec tes mots ; la deuxième phrase exprime un étonnement ou une question personnelle (« J’ai été surpris(e) que… », « Je me demande encore… »). Les phrases sont complètes, avec majuscules et points.
Évaluation — Écrire pour réfléchir et apprendre
Une question à la fois : la note apparaît après 20 réponses et se calcule sur les 20 dernières.
Question 1
Cours — Produire des écrits variés

Écrire pour raconter, écrire pour expliquer
En CM1, on écrit tous les jours et pour des raisons très différentes. Les deux grandes familles d’écrits :
| Type d’écrit | Son but | Ses outils |
|---|---|---|
| Raconter | Faire vivre une histoire (vraie ou inventée) | Des personnages, des événements, des connecteurs : « d’abord, ensuite, soudain, enfin » |
| Expliquer | Faire comprendre quelque chose | Des étapes dans l’ordre, des mots précis, parfois des numéros : 1, 2, 3… |
- Pour raconter : une histoire a un début (situation initiale), des événements et une fin.
- Pour expliquer (une règle de jeu, une fabrication) : des étapes numérotées, dans l’ordre, avec des verbes précis.
Avant d’écrire, je me demande : quel est mon but ? Raconter une histoire ou expliquer quelque chose ?
Les écrits du quotidien
On n’écrit pas que des rédactions ! Au quotidien, on produit plein de petits textes personnels :
- Un avis de lecteur : « J’ai aimé ce livre parce que… »
- Une suite de texte : l’histoire s’arrête, à toi d’imaginer la suite — en respectant les personnages et la situation de départ !
- Des hypothèses : « Je pense que le personnage va… parce que… »
- Un texte libre : un souvenir, un rêve, une description de ton animal préféré…
Pour écrire une suite de texte, je respecte les personnages, le lieu et ce qui s’est déjà passé.
Le brouillon, l’atelier de l’écrivain
Tous les écrivains, même les plus célèbres, font des brouillons ! Le brouillon est un atelier où l’on a le droit de raturer, d’ajouter, de déplacer.
- Étape 1 — Préparer : noter ses idées en vrac (mots-clés, petit plan : début / milieu / fin).
- Étape 2 — Écrire : rédiger un premier texte sans se bloquer sur chaque mot.
- Étape 3 — Relire pour le sens : mon texte est-il clair ? complet ? dans l’ordre ?
- Étape 4 — Relire pour la langue : majuscules, points, accords, orthographe.
- Étape 5 — Recopier au propre la version améliorée.
On relit son brouillon deux fois : d’abord pour le sens (est-ce clair ?), ensuite pour l’orthographe.
Améliorer son texte
Améliorer un texte, ce n’est pas tout recommencer : c’est le rendre plus agréable à lire, petit à petit, à partir de pistes précises.
- Éviter les répétitions : « Le chien est gentil. Le chien est grand. » → « Le chien est gentil et grand. » ou « Le chien est gentil. Il est aussi très grand. »
- Préciser : « Il y a un animal. » → « Un renard roux se faufile entre les buissons. »
- Enrichir avec des connecteurs : d’abord, ensuite, soudain, pendant ce temps, enfin…
- Varier les débuts de phrases : ne pas commencer toutes les phrases par « Il » ou « Après ».
Trois pistes d’amélioration : supprimer les répétitions, préciser les mots vagues, relier les phrases avec des connecteurs.
Mémo — Produire des écrits variés

- Deux grands buts : raconter (une histoire) ou expliquer (des étapes dans l’ordre).
- Connecteurs du récit : d’abord, ensuite, soudain, pendant ce temps, enfin.
- Suite de texte : respecter les personnages, le lieu et ce qui s’est déjà passé.
- Brouillon : idées en vrac → premier texte → relecture sens → relecture orthographe → propre.
- Relecture n° 1 : le sens (clair ? complet ? dans l’ordre ?). Relecture n° 2 : la langue (majuscules, points, accords).
- Améliorer : supprimer les répétitions, préciser les mots vagues, varier les débuts de phrases.
- Piège classique : vouloir un texte parfait du premier coup. Même les écrivains célèbres raturent !
Exercices — Produire des écrits variés
Exercice 1
Améliore ce petit texte en supprimant les répétitions :
« Mon chat s’appelle Réglisse. Mon chat est noir. Mon chat adore dormir sur le canapé. Mon chat ronronne très fort. »
Correction
Exemple de texte amélioré : « Mon chat s’appelle Réglisse. Il est tout noir et adore dormir sur le canapé. Quand il est content, il ronronne très fort. » Critères de réussite : « mon chat » n’est plus répété à chaque phrase (remplacé par « il »), les phrases sont reliées, le sens est conservé.
Exercice 2
Écris la suite de ce début d’histoire (trois ou quatre phrases) :
« En ouvrant son cartable, Louna découvrit une minuscule porte dorée au fond de la poche. Une petite voix chuchota : “Entre, nous t’attendions…” »
Correction
Critères de réussite : la suite garde Louna comme personnage principal, tient compte de la porte dorée et de la voix mystérieuse ; les événements s’enchaînent logiquement (avec des connecteurs comme « alors », « soudain », « ensuite ») ; les phrases ont majuscules et points. Exemple : « Louna hésita, puis toucha la porte du bout du doigt. Aussitôt, elle rétrécit et se retrouva dans un couloir éclairé par des lucioles. Au bout du couloir, un petit peuple de souris en habits colorés l’applaudissait. “Bienvenue, Louna, dit leur reine. Nous avons besoin de toi !” »
Exercice 3
Écris une explication en quatre étapes numérotées : « Comment préparer un chocolat chaud ». Utilise des verbes précis (verser, chauffer, mélanger…).
Correction
Exemple de réponse : « 1. Verse le lait dans une casserole. 2. Fais-le chauffer doucement avec l’aide d’un adulte. 3. Ajoute deux cuillères de chocolat en poudre. 4. Mélange bien et verse dans une tasse. » Critères de réussite : quatre étapes numérotées, dans le bon ordre, avec un verbe d’action précis au début de chaque étape.
Exercice 4
Voici le brouillon de Tim : « il y a un animal dans le jardin. il mange. après il part. »
Aide Tim : réécris son texte en le précisant (quel animal ? que mange-t-il ? comment part-il ?) et en corrigeant les majuscules.
Correction
Exemple de réécriture : « Un hérisson trottine dans le jardin. Il croque tranquillement une pomme tombée du pommier. Puis il disparaît sous la haie, à petits pas pressés. » Critères de réussite : l’animal est précisé, les actions sont détaillées avec des verbes précis, chaque phrase commence par une majuscule et les débuts de phrases sont variés.
Évaluation — Produire des écrits variés
Une question à la fois : la note apparaît après 20 réponses et se calcule sur les 20 dernières.
Question 1
Cours — Écouter pour comprendre

L’écoute active : écouter avec un but
Entendre et écouter, ce n’est pas pareil ! On entend sans le vouloir ; on écoute quand on décide de faire attention. L’écoute active, c’est écouter avec un but.
- Avant d’écouter : je me demande ce que je cherche à apprendre (« Je vais écouter pour savoir comment vivent les abeilles »).
- Pendant l’écoute : je me concentre, je me fais des images dans la tête, je repère les mots importants.
- Après l’écoute : je vérifie que je peux redire l’essentiel avec mes mots.
- Si un mot m’échappe, je ne panique pas : la suite du message m’aide souvent à le comprendre grâce au contexte.
L’écoute active, c’est écouter en se concentrant, avec un but précis en tête.
Comprendre un message oral ou un média
On n’écoute pas que la maîtresse ou le maître ! On apprend aussi à comprendre des messages venus d’ailleurs : interviews, reportages, podcasts, documentaires…
| Type de message | Qui parle ? | Pour quoi faire ? |
|---|---|---|
| L’interview | Un journaliste pose des questions à un invité | Faire connaître l’avis ou l’expérience de quelqu’un |
| Le reportage | Un journaliste raconte depuis le terrain | Informer sur un événement ou un sujet |
| Le podcast / documentaire | Un narrateur, parfois des experts | Expliquer un sujet en profondeur |
- Pour un message long, on peut noter quelques mots importants (pas des phrases entières !).
- Les indices sonores aident : quand la voix ralentit, insiste ou répète, c’est souvent important.
Dans une interview, le journaliste pose les questions et l’invité répond. Pour retenir, je note quelques mots-clés.
Montrer qu’on a compris… et ressenti
Après une écoute, on peut manifester sa compréhension de plusieurs façons :
- Reformuler : redire l’essentiel avec ses propres mots — c’est la meilleure preuve de compréhension.
- Répondre à des questions : qui parlait ? de quoi ? qu’avons-nous appris ?
- Poser une question à son tour : cela montre qu’on a suivi et qu’on veut en savoir plus.
- Exprimer sa sensibilité : à l’écoute d’une histoire ou d’un poème, dire ce qu’on a ressenti (« Ce passage m’a fait frissonner, parce que… »).
La meilleure preuve d’une bonne écoute : pouvoir reformuler l’essentiel avec ses propres mots.
Les ennemis de l’écoute (et comment les vaincre)
Écouter longtemps, c’est un vrai effort ! Voici les pièges les plus courants et leurs parades :
| L’ennemi | La parade |
|---|---|
| Je pense à autre chose | Je me redonne mon but d’écoute : « Que dois-je apprendre ? » |
| Un mot inconnu me bloque | Je continue d’écouter : le contexte va m’aider. |
| Je veux parler tout de suite | Je garde mon idée dans un coin de ma tête et j’attends mon tour. |
| Il y a du bruit autour | Je regarde la personne qui parle : les yeux aident les oreilles ! |
Quand mon attention s’échappe, je la rattrape en me répétant mon but d’écoute.
Mémo — Écouter pour comprendre

- Écoute active : écouter en se concentrant, avec un but précis en tête.
- Avant d’écouter : savoir ce qu’on cherche à apprendre.
- Interview : le journaliste questionne, l’invité répond. Reportage : le journaliste informe depuis le terrain.
- Prendre des notes : quelques mots-clés, jamais des phrases entières.
- Indices sonores : voix qui ralentit, insiste ou répète = information importante.
- Preuve de compréhension : reformuler l’essentiel avec ses propres mots.
- Mot inconnu : continuer d’écouter, le contexte aide à comprendre.
- Piège classique : préparer sa réponse au lieu d’écouter la fin du message !
Exercices — Écouter pour comprendre
Exercice 1
Demande à quelqu’un de te lire ce petit texte à voix haute (une seule fois !), puis réponds de mémoire :
« Le phare de la pointe rouge a été construit il y a cent ans. Chaque nuit, sa lumière balaie la mer et guide les bateaux de pêche jusqu’au port. Le gardien, monsieur Lucas, monte les 120 marches deux fois par jour. »
- À quoi sert la lumière du phare ?
- Combien de marches le gardien monte-t-il ?
Correction
1) La lumière guide les bateaux de pêche jusqu’au port pendant la nuit. 2) Le gardien monte 120 marches (deux fois par jour). Si tu as répondu aux deux questions après une seule écoute, ton écoute active fonctionne très bien !
Exercice 2
Avant d’écouter un reportage sur les loups, Zoé se fixe un but d’écoute. Parmi ces trois buts, lequel est le plus utile ? Explique pourquoi.
- « Je vais compter combien de fois le journaliste dit “loup”. »
- « Je vais chercher à apprendre comment les loups vivent en meute. »
- « Je vais penser à mon dessin animé préféré. »
Correction
Le but le plus utile est le 2 : il oriente l’écoute vers une vraie information à comprendre et à retenir. Le but 1 fait écouter les mots sans comprendre le sens, et le but 3 empêche carrément d’écouter. Un bon but d’écoute commence souvent par « Je vais chercher à apprendre… ».
Exercice 3
Pendant une interview, une vétérinaire dit : « Les hérissons hibernent de novembre à mars. Pendant cette période, il ne faut surtout pas les déranger. »
Note les mots-clés (trois ou quatre mots maximum) qu’il faudrait écrire pour retenir cette information.
Correction
Exemples de bonnes notes : « hérissons — hibernent — novembre → mars — ne pas déranger ». Critères de réussite : trois ou quatre mots ou groupes courts (pas de phrases complètes), qui suffisent à reformuler l’information plus tard : « Les hérissons hibernent de novembre à mars, il ne faut pas les déranger. »
Exercice 4
Demande qu’on te lise ce poème à voix haute, puis exprime ce que tu ressens en deux phrases, avec « parce que » :
« La nuit, le vieux grenier murmure, / les jouets oubliés se racontent leurs souvenirs : / le train sans roues rêve de voyages, / et la poupée sourit dans le noir. »
Correction
Exemple de réponse : « Ce poème me rend un peu triste, parce que les jouets sont oubliés et abandonnés dans le grenier. Mais il me fait aussi sourire, parce que les jouets continuent de rêver ensemble. » Critères de réussite : une émotion nommée (joie, tristesse, frisson, douceur…) et une raison introduite par « parce que », liée à ce qui a été entendu.
Évaluation — Écouter pour comprendre
Une question à la fois : la note apparaît après 20 réponses et se calcule sur les 20 dernières.
Question 1
Cours — Dire et échanger

Prendre la parole devant les autres
Parler devant la classe, cela s’apprend, comme le vélo ou la natation ! Voici les bases pour être bien entendu et bien compris :
- Le volume : parler assez fort pour le fond de la classe, sans crier.
- L’articulation : ouvrir la bouche, prononcer chaque mot distinctement.
- Le regard : regarder son public, pas seulement sa feuille ou ses chaussures.
- La posture : se tenir droit, sans se balancer, les mains libres pour accompagner la parole.
- Le trac est normal : respirer calmement avant de commencer aide beaucoup.
Pour être bien compris : parler assez fort, articuler et regarder son public.
Organiser sa présentation
Une production orale claire est une production organisée : celui qui écoute doit pouvoir te suivre sans se perdre.
| Moment | Ce que je fais | Exemple |
|---|---|---|
| Le début | J’annonce mon sujet | « Je vais vous présenter le dauphin. » |
| Le milieu | Je présente mes idées dans l’ordre | « D’abord, où il vit. Ensuite, ce qu’il mange. Enfin, comment il communique. » |
| La fin | Je conclus et je remercie | « Voilà ce que je voulais vous apprendre. Avez-vous des questions ? » |
- Prépare une petite fiche avec des mots-clés (pas tout le texte : on parle, on ne lit pas !).
- Entraîne-toi à voix haute au moins deux fois avant le grand jour.
Un exposé réussi a un début, des parties dans l’ordre et une conclusion, reliés par « d’abord, ensuite, enfin ».
Raconter, expliquer, justifier
À l’oral, on peut prendre la parole pour trois grandes raisons :
- Raconter : faire vivre un événement, dans l’ordre, avec des détails vivants. « Ce week-end, il m’est arrivé une drôle d’histoire… »
- Expliquer : faire comprendre quelque chose, étape par étape. « Pour jouer à ce jeu, il faut d’abord… »
- Justifier : défendre son avis avec des raisons. « Je préfère ce livre parce que les personnages sont drôles ; par exemple, la scène du gâteau m’a fait rire aux éclats. »
Pour justifier son avis à l’oral : une opinion + « parce que » + un exemple précis.
Les codes de l’échange
Discuter à plusieurs, c’est comme un jeu d’équipe : il y a des règles qui permettent à chacun d’être écouté.
- Attendre son tour de parole : on ne coupe pas la parole à celui qui parle.
- Écouter vraiment les autres : on peut rebondir sur leurs idées (« Comme l’a dit Sarah… »).
- Rester poli, même en désaccord : « Je ne suis pas d’accord, parce que… » (et jamais « c’est n’importe quoi ! »).
- Parler à tous : on s’adresse au groupe, pas seulement à son voisin.
- Un désaccord n’est pas une dispute : c’est une chance de réfléchir ensemble !
Dans un échange : j’attends mon tour, j’écoute les autres et je peux dire mon désaccord poliment, avec des raisons.
Mémo — Dire et échanger

- Être compris : parler assez fort, articuler, regarder son public.
- Plan de l’exposé : annoncer le sujet → idées dans l’ordre → conclusion.
- Connecteurs de l’oral : d’abord, ensuite, enfin.
- Fiche d’exposé : des mots-clés seulement — on parle, on ne lit pas !
- Justifier : opinion + « parce que » + un exemple précis.
- Codes de l’échange : attendre son tour, écouter les autres, rester poli en cas de désaccord.
- Trac : normal ! Respirer calmement et s’être entraîné le font diminuer.
- Piège classique : parler trop vite quand on est intimidé. Ralentis, ton public te suivra mieux.
Exercices — Dire et échanger
Exercice 1
Prépare un mini-exposé de une minute sur ton animal préféré. Écris ta fiche : le sujet, trois idées dans l’ordre (avec « d’abord, ensuite, enfin ») et ta phrase de conclusion. Puis présente-le à quelqu’un.
Correction
Exemple de fiche réussie : « Sujet : le renard. D’abord : où il vit (forêts, campagnes, parfois les villes). Ensuite : ce qu’il mange (petits animaux, fruits). Enfin : une chose étonnante (son cri s’appelle le glapissement). Conclusion : voilà pourquoi je trouve le renard fascinant. » Critères de réussite à l’oral : sujet annoncé, trois idées dans l’ordre, regard vers le public, voix audible.
Exercice 2
Transforme ces avis « vides » en avis justifiés, avec « parce que » et un exemple :
- « La récré, c’est bien. »
- « Ce film est nul. »
Correction
Exemples de réponses : 1) « J’aime la récréation parce qu’on peut jouer avec ses amis ; par exemple, hier, nous avons inventé un nouveau jeu de ballon. » 2) « Je n’ai pas aimé ce film parce que l’histoire était trop prévisible ; par exemple, j’avais deviné la fin dès le début. » Critères de réussite : une raison avec « parce que » et un exemple précis.
Exercice 3
Pendant un débat, Léo dit : « C’est n’importe quoi, ton idée ! » Réécris sa phrase pour qu’il exprime son désaccord en respectant les codes de la communication.
Correction
Exemples de reformulations polies : « Je ne suis pas d’accord avec toi, parce que je pense que… » ou « Je comprends ton idée, mais moi je crois plutôt que… ». Critères de réussite : le désaccord est exprimé sans moquerie ni jugement de la personne, et il est accompagné d’une raison.
Exercice 4
Entraînement d’articulation ! Lis ces phrases lentement, puis de plus en plus vite, sans avaler de syllabes :
- « Trois tortues trottaient sur un trottoir très étroit. »
- « Le chasseur sait chasser sans son chien. »
Correction
Critères de réussite : chaque syllabe reste audible même en accélérant ; si tu trébuches, ralentis puis réaccélère progressivement. Ces virelangues musclent l’articulation : trois répétitions réussies de suite, et te voilà prêt pour l’exposé !
Évaluation — Dire et échanger
Une question à la fois : la note apparaît après 20 réponses et se calcule sur les 20 dernières.
Question 1
Cours — Vocabulaire

Synonymes et antonymes
Les mots vivent en famille et en couples ! Deux relations très utiles :
- Les synonymes sont des mots de sens proche : content / joyeux / heureux ; maison / demeure / habitation.
- Les antonymes (ou contraires) sont des mots de sens opposé : monter / descendre ; grand / petit ; jour / nuit.
- Les synonymes ne sont jamais parfaitement identiques : « content » est plus faible que « ravi », qui est plus faible que « fou de joie » !
- Utiliser des synonymes évite les répétitions dans les textes.
| Mot | Synonyme | Antonyme |
|---|---|---|
| rapide | vif | lent |
| bavarder | discuter | se taire |
| courageux | brave | peureux |
Synonyme = sens proche (content / joyeux). Antonyme = sens contraire (monter / descendre).
Les familles de mots : préfixes et suffixes
Beaucoup de mots sont construits comme des Lego : un radical (la brique de base) auquel on ajoute un préfixe (devant) ou un suffixe (derrière).
| Élément | Sens | Exemples |
|---|---|---|
| Préfixe re- | de nouveau | refaire, relire, recommencer |
| Préfixes in- / im- / dé- | le contraire | invisible, impossible, décoller |
| Suffixe -ette | petit | maisonnette, fillette |
| Suffixes -eur / -iste | le métier, celui qui fait | chanteur, dentiste, fleuriste |
- Les mots d’une même famille partagent le même radical : dent → dentiste, dentaire, dentifrice, édenté.
- Connaître la famille aide pour l’orthographe : « dent » prend un t final… comme dans « dentiste » !
Préfixe devant, suffixe derrière, radical au milieu : re + commenc + er. La famille d’un mot aide à l’écrire !
Mémoriser et réemployer les mots
Un mot appris n’est vraiment à toi que lorsque tu le réemploies, à l’oral comme à l’écrit. Les mots viennent de toutes les matières !
- En sciences : germer, se nourrir, hiberner. En histoire : château fort, seigneur. En géographie : fleuve, littoral…
- Tiens un carnet de mots : le mot, sa définition avec tes mots, et une phrase à toi qui l’utilise.
- Défi du jour : placer un mot nouveau dans une conversation (« Ce hérisson va bientôt hiberner ! »).
- Un mot revu trois ou quatre fois dans la semaine est un mot retenu pour longtemps.
Pour retenir un mot : le comprendre, l’écrire dans une phrase à soi et le réemployer plusieurs fois.
L’orthographe des mots fréquents
Certains mots reviennent si souvent qu’il faut les connaître par cœur, sans hésiter. Beaucoup sont invariables : ils s’écrivent toujours pareil !
| Mots invariables fréquents | Le piège à éviter |
|---|---|
| beaucoup | eau au milieu + p muet à la fin |
| toujours | un s final, toujours ! |
| longtemps | g + p muets : long-temps |
| aujourd’hui | l’apostrophe et le h muet |
| parmi | jamais de s final |
- Méthode de mémorisation : je lis le mot, je l’épelle, je l’écris les yeux fermés (dans ma tête), puis je vérifie.
- Petite dictée de mots chaque semaine : cinq mots fréquents, et on garde les ratés pour la semaine suivante.
Les mots invariables s’écrivent toujours de la même façon : les photographier une bonne fois, c’est gagné pour toujours !
Mémo — Vocabulaire

- Synonymes : sens proche (content / joyeux). Utile contre les répétitions.
- Antonymes : sens contraire (monter / descendre, grand / petit).
- Famille de mots : même radical (dent → dentiste, dentifrice, dentaire).
- Préfixe (devant) : re- = de nouveau ; in-, im-, dé- = contraire.
- Suffixe (derrière) : -ette = petit ; -eur, -iste = métier.
- Retenir un mot : le comprendre, l’écrire dans sa propre phrase, le réemployer.
- Mots invariables : beaucoup, toujours, longtemps, aujourd’hui… toujours la même orthographe.
- Piège classique : oublier les lettres muettes (le p de « beaucoup », le s de « toujours »).
Exercices — Vocabulaire
Exercice 1
Trouve un synonyme puis un antonyme pour chaque mot :
- gentil
- rapide
- commencer
Correction
Réponses possibles : 1) gentil → synonyme : aimable (ou adorable, bienveillant) ; antonyme : méchant. 2) rapide → synonyme : vif (ou véloce) ; antonyme : lent. 3) commencer → synonyme : débuter ; antonyme : finir (ou terminer). Tout mot de sens proche ou contraire est accepté.
Exercice 2
Découpe chaque mot en préfixe / radical / suffixe (quand ils existent) et explique son sens :
- relire
- maisonnette
- impossible
Correction
1) re + lire : lire de nouveau. 2) maison + nette (suffixe -ette) : petite maison. 3) im + possible : qui n’est pas possible, le contraire de possible. Le préfixe se place devant le radical, le suffixe derrière.
Exercice 3
Dictée de mots invariables ! Demande à quelqu’un de te dicter : beaucoup, toujours, longtemps, aujourd’hui, parmi, quelquefois. Puis vérifie et corrige.
Correction
Orthographes exactes : beaucoup (eau + p muet), toujours (s final), longtemps (g et p muets), aujourd’hui (apostrophe + h), parmi (pas de s), quelquefois (en un seul mot). Recopie trois fois chaque mot raté : il sera mémorisé pour la prochaine fois.
Exercice 4
Réemploie ces trois mots dans des phrases à toi (une phrase par mot) : hiberner (passer l’hiver endormi), immense (très très grand), bavarder (parler de choses et d’autres).
Correction
Exemples de phrases réussies : « La marmotte hiberne tout l’hiver dans son terrier. » « Du sommet, on découvrait une forêt immense. » « À la récréation, nous bavardons sous le préau. » Critères de réussite : le mot est employé avec son vrai sens, dans une phrase complète (majuscule et point), et la conjugaison est correcte.
Évaluation — Vocabulaire
Une question à la fois : la note apparaît après 20 réponses et se calcule sur les 20 dernières.
Question 1
Cours — La phrase simple

Les types et les formes de phrases
Une phrase commence par une majuscule, se termine par un point et a un sens. Il existe trois types de phrases :
| Type | À quoi il sert | Exemple |
|---|---|---|
| Déclarative | Dire, raconter, informer | Le chat dort sur le canapé. |
| Interrogative | Poser une question | Où est le chat ? |
| Impérative | Donner un ordre ou un conseil | Range ta chambre ! |
- Chaque phrase peut prendre des formes : la forme négative (avec « ne… pas », « ne… plus », « ne… jamais ») et la forme exclamative (avec un !).
- Exemple : « Il mange. » → forme négative : « Il ne mange pas. »
- Attention à l’oral : on dit souvent « il mange pas », mais à l’écrit, le ne est obligatoire !
Trois types : déclarative, interrogative, impérative. La négation a toujours deux mots : ne… pas.
Le verbe conjugué et le sujet
Le verbe conjugué est le cœur de la phrase : il dit ce qui se passe. Le sujet indique qui fait l’action.
- Pour trouver le verbe : change le temps de la phrase. « Les oiseaux chantent. » → « Hier, les oiseaux chantaient. » Le mot qui change, c’est le verbe !
- Pour trouver le sujet : pose la question « Qui est-ce qui chante ? » → « les oiseaux » : c’est le sujet.
- Le sujet peut être un groupe nominal (« mes cousins »), un pronom (« ils ») ou un nom propre (« Léa »).
- Attention : le sujet n’est pas toujours au début ! « Demain arriveront mes cousins. »
Verbe : le mot qui change avec le temps. Sujet : la réponse à « Qui est-ce qui… ? »
Les compléments : COD, COI et circonstanciels
Autour du couple sujet-verbe, des compléments enrichissent la phrase :
| Complément | Question | Exemple |
|---|---|---|
| COD (complément d’objet direct) | Sujet + verbe + quoi ? qui ? | Léa mange une pomme. |
| COI (complément d’objet indirect) | Sujet + verbe + à qui ? de quoi ? | Léa parle à sa sœur. |
| CC de lieu | Où ? | Paul lit dans sa chambre. |
| CC de temps | Quand ? | Le soir, Paul lit. |
| CC de manière | Comment ? | Paul lit silencieusement. |
- Les compléments d’objet (COD, COI) sont indispensables : on ne peut pas les enlever sans casser la phrase.
- Les compléments circonstanciels sont souvent déplaçables et supprimables : « Le soir, Paul lit. » → « Paul lit. »
COD : « quoi ? qui ? ». COI : « à qui ? de quoi ? ». CC : « où ? quand ? comment ? » — déplaçables et supprimables.
Les classes de mots
Chaque mot appartient à une classe grammaticale, comme une carte d’identité qui ne change pas :
| Classe | Rôle | Exemples |
|---|---|---|
| Nom | Désigne une personne, un animal, une chose, une idée | chat, Léa, montagne, joie |
| Déterminant | Accompagne le nom | le, la, un, des, mes, cette |
| Adjectif | Précise le nom | petit, noir, magnifique |
| Verbe | Dit l’action ou l’état | chanter, finir, être |
| Pronom | Remplace un nom ou un groupe nominal | il, elle, nous, le, lui |
| Adverbe | Précise le verbe (ou un adjectif) ; invariable | rapidement, très, hier |
| Conjonction | Relie des mots ou des phrases | et, ou, mais, car |
Beaucoup d’adverbes se terminent par -ment (rapidement, doucement) et sont invariables.
Le groupe nominal : nom noyau et épithète
Un groupe nominal (GN) est un groupe de mots construit autour d’un nom, appelé nom noyau.
- GN minimal : déterminant + nom → « un chat ».
- GN enrichi : « un petit chat noir » → « petit » et « noir » sont des adjectifs épithètes : ils précisent le nom noyau « chat ».
- Pour trouver le nom noyau : c’est le mot qu’on ne peut pas supprimer. « Un petit chat noir » → on peut dire « un chat », mais pas « un petit noir » !
- Tous les mots du GN s’accordent avec le nom noyau : « une petite chatte noire ».
Le nom noyau est le chef du groupe nominal : déterminant et adjectifs épithètes s’accordent avec lui.
Mémo — La phrase simple

- Trois types de phrases : déclarative (.), interrogative (?), impérative (ordre ou conseil).
- Forme négative : deux mots obligatoires à l’écrit — ne… pas, ne… plus, ne… jamais.
- Trouver le verbe : changer le temps de la phrase, le mot qui change est le verbe.
- Trouver le sujet : poser la question « Qui est-ce qui… ? ».
- COD : « quoi ? qui ? » après le verbe. COI : « à qui ? de quoi ? ».
- CC (lieu, temps, manière) : « où ? quand ? comment ? » — déplaçables et supprimables.
- Classes de mots : nom, déterminant, adjectif, verbe, pronom, adverbe (invariable), conjonction.
- GN : nom noyau + déterminant + adjectifs épithètes, tous accordés avec le nom noyau.
Exercices — La phrase simple
Exercice 1
Indique le type de chaque phrase (déclarative, interrogative ou impérative) :
- As-tu vu mon cartable ?
- Ferme la fenêtre, s’il te plaît.
- Les hirondelles reviennent au printemps.
Correction
1) Interrogative : elle pose une question et se termine par un point d’interrogation. 2) Impérative : elle donne un ordre (poli !) ; le verbe est à l’impératif, sans sujet exprimé. 3) Déclarative : elle donne une information et se termine par un point.
Exercice 2
Dans chaque phrase, souligne le verbe conjugué et entoure le sujet :
- Les élèves de CM1 préparent un spectacle.
- Demain, ma grand-mère arrivera par le train.
- Dans le jardin fleurissent les premières tulipes.
Correction
1) Verbe : préparent ; sujet : Les élèves de CM1 (Qui est-ce qui prépare ?). 2) Verbe : arrivera ; sujet : ma grand-mère. 3) Verbe : fleurissent ; sujet : les premières tulipes — le sujet est après le verbe, c’est un sujet inversé !
Exercice 3
Transforme à la forme négative :
- Le dragon crache du feu.
- Je veux encore de la soupe.
- Elle arrive toujours en retard.
Correction
1) « Le dragon ne crache pas de feu. » 2) « Je ne veux plus de soupe. » (« encore » devient « ne… plus »). 3) « Elle n’arrive jamais en retard. » (« toujours » devient « ne… jamais » ; devant une voyelle, « ne » devient « n’ »).
Exercice 4
Dans la phrase : « Ce matin, le petit chien blanc ronge un os dans la cuisine. »
- Recopie le groupe nominal sujet et entoure son nom noyau.
- Trouve le COD (« ronge quoi ? »).
- Trouve les deux compléments circonstanciels et indique s’ils précisent le lieu ou le temps.
Correction
1) GN sujet : « le petit chien blanc » ; le nom noyau est chien (« petit » et « blanc » sont des adjectifs épithètes). 2) COD : « un os » (il ronge quoi ? un os). 3) « Ce matin » = CC de temps (quand ?) ; « dans la cuisine » = CC de lieu (où ?). On peut les déplacer ou les supprimer : « Le petit chien blanc ronge un os. »
Évaluation — La phrase simple
Une question à la fois : la note apparaît après 20 réponses et se calcule sur les 20 dernières.
Question 1
Cours — Orthographe grammaticale et conjugaison

Les accords dans le groupe nominal
Dans un groupe nominal, tous les mots s’accordent avec le nom noyau, en genre (masculin / féminin) et en nombre (singulier / pluriel). C’est la chaîne d’accords !
| Singulier | Pluriel |
|---|---|
| un chat noir | des chats noirs |
| une fleur bleue | des fleurs bleues |
| le beau cheval blanc | les beaux chevaux blancs |
- Pluriels particuliers : les noms en -al font souvent -aux (cheval → chevaux) ; les noms en -eau prennent un x (bateaux, gâteaux).
- Au féminin, l’adjectif prend souvent un e : grand → grande ; parfois il change davantage : beau → belle, blanc → blanche.
- Réflexe : quand j’écris un déterminant pluriel (les, des, mes…), je programme les s de toute la chaîne !
Déterminant, nom et adjectifs forment une chaîne d’accords : « des », c’est le signal du pluriel pour tout le groupe !
L’accord du sujet et du verbe
Le verbe s’accorde toujours avec son sujet : c’est le sujet qui commande la terminaison !
- « L’élève joue dans la cour. » (un seul élève) → « Les élèves jouent dans la cour. » (plusieurs élèves)
- Méthode : je trouve le verbe, je pose « Qui est-ce qui… ? » pour trouver le sujet, puis j’accorde.
- Piège n° 1 : un mot s’est glissé entre le sujet et le verbe. « Le chien des voisins aboie. » → le sujet est « le chien » (singulier), pas « les voisins » !
- Piège n° 2 : deux sujets reliés par « et » → verbe au pluriel. « Pierre et Julie vont au parc. »
Le sujet commande le verbe : « Qui est-ce qui… ? » → j’accorde. Attention aux mots intercalés : « Le chien des voisins aboie. »
Le présent de l’indicatif
Le présent raconte ce qui se passe maintenant ou ce qui est toujours vrai. Voici les conjugaisons à connaître par cœur :
| être | avoir | chanter (1ᵉʳ gr.) | finir (2ᵉ gr.) | aller (3ᵉ gr.) | |
|---|---|---|---|---|---|
| je / j’ | suis | ai | chante | finis | vais |
| tu | es | as | chantes | finis | vas |
| il, elle | est | a | chante | finit | va |
| nous | sommes | avons | chantons | finissons | allons |
| vous | êtes | avez | chantez | finissez | allez |
| ils, elles | sont | ont | chantent | finissent | vont |
- Verbes du 1ᵉʳ groupe (en -er) : e, es, e, ons, ez, ent.
- Verbes du 2ᵉ groupe (en -ir, comme finir) : is, is, it, issons, issez, issent.
- Verbes fréquents du 3ᵉ groupe à connaître : aller, faire (je fais, nous faisons), dire (je dis, vous dites), venir (je viens, ils viennent), voir, prendre.
Au présent, 1ᵉʳ groupe : -e, -es, -e, -ons, -ez, -ent. Jamais de s à « il chante », toujours -ent à « ils chantent » !
L’imparfait et le futur
L’imparfait raconte le passé (décors, habitudes) ; le futur annonce ce qui va arriver. Bonne nouvelle : leurs terminaisons sont très régulières !
| Imparfait : chanter | Imparfait : finir | Futur : chanter | Futur : avoir | |
|---|---|---|---|---|
| je / j’ | chantais | finissais | chanterai | aurai |
| tu | chantais | finissais | chanteras | auras |
| il, elle | chantait | finissait | chantera | aura |
| nous | chantions | finissions | chanterons | aurons |
| vous | chantiez | finissiez | chanterez | aurez |
| ils, elles | chantaient | finissaient | chanteront | auront |
- Imparfait : -ais, -ais, -ait, -ions, -iez, -aient — pour tous les verbes !
- Futur : -rai, -ras, -ra, -rons, -rez, -ront — on entend toujours le son « r ».
- À l’imparfait, être donne : j’étais, tu étais, il était… ; avoir donne : j’avais, tu avais, il avait…
- Au futur, être donne : je serai, tu seras… ; aller donne : j’irai, tu iras…
Imparfait : -ais, -ais, -ait, -ions, -iez, -aient. Futur : -rai, -ras, -ra, -rons, -rez, -ront.
Le passé composé
Le passé composé raconte une action passée et terminée. Il se forme avec deux mots : un auxiliaire (avoir ou être) au présent + le participe passé du verbe.
- Avec avoir (le plus fréquent) : « Elle a mangé une pomme. » « Nous avons fini nos devoirs. »
- Avec être (verbes de mouvement : aller, venir, partir, arriver…) : « Ils sont partis en vacances. »
- Avec être, le participe passé s’accorde avec le sujet : « Elle est partie. » « Elles sont arrivées en retard. »
- Participes passés : chanter → chanté ; finir → fini ; prendre → pris ; faire → fait ; venir → venu.
Passé composé = avoir ou être au présent + participe passé. Avec être, le participe s’accorde avec le sujet : « elles sont arrivées ».
Mémo — Orthographe grammaticale et conjugaison

- Chaîne d’accords du GN : déterminant + nom + adjectifs, tous au même genre et au même nombre (des fleurs bleues).
- Accord sujet-verbe : « Qui est-ce qui… ? » → j’accorde. Piège : « Le chien des voisins aboie. »
- Présent, 1ᵉʳ groupe : -e, -es, -e, -ons, -ez, -ent. 2ᵉ groupe : -is, -is, -it, -issons, -issez, -issent.
- Imparfait (tous les verbes) : -ais, -ais, -ait, -ions, -iez, -aient.
- Futur : -rai, -ras, -ra, -rons, -rez, -ront. Être → je serai ; avoir → j’aurai ; aller → j’irai.
- Passé composé : avoir ou être au présent + participe passé (elle a mangé, ils sont partis).
- Avec être, le participe passé s’accorde avec le sujet : elles sont arrivées.
- Piège classique : « ils chante » ! Un sujet pluriel exige -ent : « ils chantent ».
Exercices — Orthographe grammaticale et conjugaison
Exercice 1
Mets ces groupes nominaux au pluriel :
- un cheval rapide
- la petite fleur bleue
- ce beau gâteau doré
Correction
1) des chevaux rapides (cheval → chevaux : pluriel en -aux). 2) les petites fleurs bleues (toute la chaîne prend la marque du pluriel). 3) ces beaux gâteaux dorés (beau → beaux et gâteau → gâteaux : pluriel en -x).
Exercice 2
Accorde le verbe entre parenthèses au présent :
- Les élèves (jouer) dans la cour.
- Le chien des voisins (aboyer) toute la journée.
- Pierre et Julie (aller) au parc.
Correction
1) « Les élèves jouent dans la cour. » (sujet pluriel → -ent). 2) « Le chien des voisins aboie toute la journée. » Attention au piège : le sujet est « le chien » (singulier), pas « les voisins » ! 3) « Pierre et Julie vont au parc. » (deux sujets reliés par « et » → pluriel).
Exercice 3
Conjugue le verbe au temps demandé :
- finir, à l’imparfait, avec « je »
- avoir, au futur, avec « tu »
- être, à l’imparfait, avec « nous »
- chanter, au futur, avec « elles »
Correction
1) « je finissais » (imparfait du 2ᵉ groupe : -issais). 2) « tu auras » (futur d’avoir). 3) « nous étions » (imparfait d’être). 4) « elles chanteront » (futur : -ront).
Exercice 4
Réécris chaque phrase au passé composé :
- Elle mange une tarte aux pommes.
- Nous finissons la course.
- Elles arrivent à la gare.
Correction
1) « Elle a mangé une tarte aux pommes. » (auxiliaire avoir + participe passé mangé). 2) « Nous avons fini la course. » 3) « Elles sont arrivées à la gare. » : avec l’auxiliaire être, le participe passé s’accorde avec le sujet « elles » → arrivées.
Évaluation — Orthographe grammaticale et conjugaison
Une question à la fois : la note apparaît après 20 réponses et se calcule sur les 20 dernières.
Question 1
