Cours
Suites numériques
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Cours — Suites numériques

Qu’est-ce qu’une suite numérique ?
Une suite numérique \((u_n)\) est une fonction de \(\mathbb{N}\) (ou d’un ensemble \(\{n_0, n_0+1,\ldots\}\)) dans \(\mathbb{R}\). On note \(u_0\), \(u_1\), \(u_2\), … les termes ; \(u_n\) est le terme de rang \(n\).
- Représentation : nuage de points \((n ; u_n)\) dans un repère.
- On peut commencer à \(n=0\) ou à \(n=1\) : toujours préciser le premier rang.
- Une suite n’est pas une fonction « continue » : les valeurs entre deux entiers n’existent pas.
La suite est la liste des termes ; l’indice \(n\) joue le rôle de la variable.
Définition explicite ou par récurrence
- Explicite : \(u_n = f(n)\). Exemple : \(u_n = 3n+1\) donne \(u_0=1\), \(u_1=4\), \(u_2=7\).
- Récurrence : on donne \(u_0\) (ou \(u_1\)) et une relation \(u_{n+1}=f(u_n)\). Exemple : \(u_0=2\), \(u_{n+1}=3u_n-1\).
Exemple — Avec \(u_0=2\) et \(u_{n+1}=3u_n-1\) : \(u_1=5\), \(u_2=14\), \(u_3=41\).
Explicite = formule directe ; récurrence = chaque terme dépend du précédent.
Suites arithmétiques
Une suite est arithmétique de raison \(r\) si \(u_{n+1}=u_n+r\) pour tout \(n\). On ajoute toujours le même nombre.
- Forme explicite : \(u_n = u_0 + nr\) (si on part de \(n=0\)).
- Si on part de \(u_1\) : \(u_n = u_1 + (n-1)r\).
- Test : \(u_{n+1}-u_n\) constant \(\Leftrightarrow\) arithmétique.
| \(u_0\) | \(r\) | \(u_n\) | \(u_5\) |
|---|---|---|---|
| 4 | 3 | \(4+3n\) | 19 |
| 10 | −2 | \(10-2n\) | 0 |
Suites géométriques
Une suite est géométrique de raison \(q\) si \(u_{n+1}=q\,u_n\). On multiplie toujours par le même facteur.
- Forme explicite : \(u_n = u_0\,q^n\).
- Depuis \(u_1\) : \(u_n = u_1\,q^{n-1}\).
- Si \(u_n\neq 0\), le quotient \(u_{n+1}/u_n\) constant \(\Leftrightarrow\) géométrique.
Exemple — \(u_0=5\), \(q=1{,}1\) : \(u_n=5\times 1{,}1^n\) (intérêts composés à 10 %).
Intérêts simples ↔ arithmétique ; intérêts composés / évolutions en % ↔ géométrique.
Sens de variation
- \((u_n)\) est croissante si \(u_{n+1}\ge u_n\) pour tout \(n\) (strictement si >).
- Elle est décroissante si \(u_{n+1}\le u_n\).
- Méthode : étudier le signe de \(u_{n+1}-u_n\), ou comparer \(u_{n+1}/u_n\) à 1 si les termes sont positifs.
| Type | Condition | Variation |
|---|---|---|
| Arithmétique | \(r>0\) | croissante |
| Arithmétique | \(r<0\) | décroissante |
| Géométrique (\(u_n>0\)) | \(q>1\) | croissante |
| Géométrique (\(u_n>0\)) | \(0<q<1\) | décroissante |
Majorée, minorée, bornée
- Majorée : il existe \(M\) tel que \(u_n\le M\) pour tout \(n\).
- Minorée : il existe \(m\) tel que \(u_n\ge m\) pour tout \(n\).
- Bornée : majorée et minorée.
Exemple — \(u_n=1-\dfrac{1}{n+1}\) est croissante, minorée par 0 et majorée par 1.
Somme des premiers termes
On note souvent \(S_n=u_0+u_1+\cdots+u_n\) (soit \(n+1\) termes) ou \(S_n=u_1+\cdots+u_n\) selon la convention de l’énoncé.
- Arithmétique : \(S=\dfrac{\text{nombre de termes}}{2}\times(\text{premier}+\text{dernier})\).
- Avec \(n+1\) termes de \(u_0\) à \(u_n\) : \(S_n=\dfrac{(n+1)(u_0+u_n)}{2}\).
- Géométrique (\(q\neq 1\)) : \(S_n=u_0\dfrac{1-q^{n+1}}{1-q}\).
- Si \(q=1\), alors \(S_n=(n+1)u_0\).
Exemple — Somme \(1+2+\cdots+n=\dfrac{n(n+1)}{2}\).
Compter soigneusement le nombre de termes avant d’appliquer une formule de somme.
Modélisation
- Placement à intérêts simples : suite arithmétique.
- Placement à intérêts composés, population multipliée par un facteur : suite géométrique.
- Une hausse de \(t\,\%\) correspond à une multiplication par \(1+\dfrac{t}{100}\).
Exemple — Capital \(C_0=1000\) €, +2 % par an : \(C_n=1000\times 1{,}02^n\).
Résumé général
- Suite = liste indexée de réels \(u_n\).
- Explicite \(u_n=f(n)\) ou récurrence \(u_{n+1}=f(u_n)\).
- Arithmétique : \(u_n=u_0+nr\) ; géométrique : \(u_n=u_0 q^n\).
- Variation : signe de \(u_{n+1}-u_n\).
- Sommes : moyenne des extrêmes (arithm.) ; formule \(u_0\frac{1-q^{n+1}}{1-q}\) (géom., \(q\neq 1\)).
- Bien identifier le premier terme et le nombre de termes.
Mémo — Suites numériques

- Suite \((u_n)\) : terme de rang \(n\), souvent \(n\in\mathbb{N}\).
- Explicite : \(u_n=f(n)\) ; récurrence : \(u_0\) et \(u_{n+1}=f(u_n)\).
- Arithmétique de raison \(r\) : \(u_{n+1}=u_n+r\), \(u_n=u_0+nr\).
- Géométrique de raison \(q\) : \(u_{n+1}=q u_n\), \(u_n=u_0 q^n\).
- Croissante \(\Leftrightarrow\) \(u_{n+1}\ge u_n\) ; décroissante \(\Leftrightarrow\) \(u_{n+1}\le u_n\).
- Somme arithmétique : \(\frac{N}{2}(\text{premier}+\text{dernier})\).
- Somme géométrique (\(q\neq 1\)) : \(S_n=u_0\frac{1-q^{n+1}}{1-q}\).
- Si \(q=1\), somme = \((n+1)u_0\).
- Hausse de \(t\,\%\) : multiplier par \(1+t/100\).
- Intérêts simples ↔ arithmétique ; composés ↔ géométrique.
Exercices — Suites numériques
Exercice 1
uₙ = 3 + 2n. Est-elle arithmétique ? Quelle raison ? u₁₀ ?
Correction
Oui, raison r = 2. u₁₀ = 3 + 20 = 23.
Cours — Variables aléatoires

Variable aléatoire réelle
Sur un univers fini \( \Omega \), une variable aléatoire \( X \) est une fonction \( X:\Omega o\mathbb{R} \) qui associe un nombre à chaque issue. Elle modélise le résultat numérique d’une expérience aléatoire.
- Notation d’événements : \( \{X=a\} \), \( \{X\leqslant a\} \).
- Probabilités : \( P(X=a) \), \( P(X\leqslant a) \).
- La loi de \( X \) est la liste des probabilités \( P(X=x_i) \) pour chaque valeur possible.
\( X \) est une fonction numérique sur \( \Omega \) ; sa loi décrit le hasard de ses valeurs.
Espérance, variance, écart type
Si \( X \) prend les valeurs \( x_i \) avec probabilités \( p_i=P(X=x_i) \) :
- Espérance : \( E(X)=\sum x_i p_i \) (moyenne théorique).
- Variance : \( V(X)=E\!\left((X-E(X))^2 ight)=\sum (x_i-E(X))^2 p_i \).
- Écart type : \( \sigma(X)=\sqrt{V(X)} \).
- Linéarité : \( E(aX+b)=aE(X)+b \).
- König-Huygens : \( V(X)=E(X^2)-(E(X))^2 \).
Exemple
Dé équilibré \( X \) : \( E(X)=\dfrac{1+2+3+4+5+6}{6}=3{,}5 \).
Modéliser et calculer
- Définir clairement \( \Omega \) et ce que mesure \( X \).
- Dresser le tableau des valeurs et des probabilités (loi).
- Calculer \( E(X) \), puis \( V(X) \) (König-Huygens utile).
- Interpréter : jeu équitable si gain d’espérance nulle, etc.
À retenir
- \( X:\Omega o\mathbb{R} \) ; loi = probabilités des valeurs.
- \( E(X) \), \( V(X) \), \( \sigma(X)=\sqrt{V(X)} \).
- Linéarité de l’espérance ; König-Huygens.
- Simulation d’échantillons : moyenne observée ≈ espérance si \( n \) grand.
Mémo — Variables aléatoires

- Variable aléatoire : fonction \( X:\Omega\to\mathbb{R} \).
- Loi de \( X \) : les \( P(X=x_i) \).
- \( E(X)=\sum x_i P(X=x_i) \).
- \( V(X)=E((X-E(X))^2) \) ; \( \sigma=\sqrt{V(X)} \).
- Linéarité : \( E(aX+b)=aE(X)+b \).
- König-Huygens : \( V(X)=E(X^2)-(E(X))^2 \).
- Notations \( \{X=a\} \), \( P(X\leqslant a) \).
- Univers fini dans le programme de 1ʳᵉ.
- Jeu équitable : espérance de gain nulle.
- Moyenne d’échantillon ≈ espérance pour \( n \) grand.
Exercices — Variables aléatoires
Exercice 1
On tire un dé équilibré. Soit \( X \) le résultat. Calcule \( E(X) \).
Correction
\( E(X)=3{,}5 \).
Exercice 2
\( X \) vaut 0 ou 10 avec \( P(X=0)=0{,}7 \) et \( P(X=10)=0{,}3 \). Calcule \( E(X) \).
Correction
\( E(X)=0\times0{,}7+10\times0{,}3=3 \).
Exercice 3
Avec \( E(X)=2 \) et \( E(X^2)=6 \), calcule \( V(X) \).
Correction
König-Huygens : \( V(X)=6-4=2 \).
Exercice 4
Si \( E(X)=5 \), que vaut \( E(2X-1) \) ?
Correction
\( 2\times5-1=9 \) (linéarité).
Évaluation — Variables aléatoires
Une question à la fois : la note apparaît après 20 réponses et se calcule sur les 20 dernières.
Question 1
Exercice 2
v₀ = 5, vₙ₊₁ = 1,1 vₙ. Expression de vₙ et v₅.
Correction
vₙ = 5 × 1,1ⁿ. v₅ = 5 × 1,1⁵ ≈ 8,05.
Exercice 3
Somme des 10 premiers termes de uₙ = 2n (n de 0 à 9).
Correction
Suite 0,2,…,18. S = 10×(0+18)/2 = 90.
Exercice 4
Une population augmente de 3 % par an. Quel type de suite ?
Correction
Suite géométrique de raison 1,03.
Évaluation — Suites numériques
Une question à la fois : la note apparaît après 20 réponses et se calcule sur les 20 dernières.
Question 1
Cours — Second degré

Polynôme du second degré
Une fonction polynôme du second degré s’écrit \(f(x)=ax^2+bx+c\) avec \(a\neq 0\). On l’appelle aussi trinôme.
- \(a\) : coefficient dominant ; \(b\) : coefficient de \(x\) ; \(c\) : terme constant (\(f(0)=c\)).
- La courbe est une parabole.
- Si \(a>0\), la parabole est tournée vers le haut ; si \(a<0\), vers le bas.
Le signe de \(a\) fixe l’orientation de la parabole et le type d’extremum (minimum ou maximum).
Discriminant et racines
Le discriminant est \(\Delta=b^2-4ac\).
| \(\Delta\) | Nombre de racines réelles | Formules |
|---|---|---|
| \(\Delta>0\) | deux racines distinctes | \(x_{1,2}=\dfrac{-b\pm\sqrt{\Delta}}{2a}\) |
| \(\Delta=0\) | une racine double | \(x_0=\dfrac{-b}{2a}\) |
| \(\Delta<0\) | aucune racine réelle | — |
Exemple — \(2x^2-3x-2=0\) : \(\Delta=9+16=25\), \(x=\dfrac{3\pm 5}{4}\), donc \(x=2\) ou \(x=-\dfrac{1}{2}\).
Somme et produit des racines
Si \(\Delta\ge 0\) et \(x_1\), \(x_2\) sont les racines (éventuellement égales) :
- Somme : \(x_1+x_2=-\dfrac{b}{a}\).
- Produit : \(x_1 x_2=\dfrac{c}{a}\).
Ces relations permettent de vérifier un calcul ou de factoriser rapidement.
Pour \(x^2-sx+p=0\), la somme des racines est \(s\) et le produit est \(p\).
Factorisation
- Si \(\Delta>0\) : \(ax^2+bx+c=a(x-x_1)(x-x_2)\).
- Si \(\Delta=0\) : \(ax^2+bx+c=a(x-x_0)^2\).
- Si \(\Delta<0\) : pas de factorisation dans \(\mathbb{R}\) avec des facteurs du premier degré.
Exemple — \(x^2-5x+6=(x-2)(x-3)\).
Forme canonique et sommet
On peut écrire \(f(x)=a(x-\alpha)^2+\beta\) avec \(\alpha=-\dfrac{b}{2a}\) et \(\beta=f(\alpha)\).
- Le point \(S(\alpha;\beta)\) est le sommet de la parabole.
- L’axe de symétrie a pour équation \(x=\alpha\).
- Si \(a>0\), \(f\) admet un minimum \(\beta\) ; si \(a<0\), un maximum \(\beta\).
Exemple — \(f(x)=x^2-6x+1\) : \(\alpha=3\), \(f(3)=-8\), sommet \((3;-8)\).
Signe du trinôme
Le signe de \(f(x)\) se lit avec le signe de \(a\) et la position par rapport aux racines.
- Règle : \(f\) est du signe de \(a\) à l’extérieur des racines, et du signe opposé entre les racines (si \(\Delta>0\)).
- Si \(\Delta=0\), \(f\) est du signe de \(a\), sauf en \(x_0\) où \(f=0\).
- Si \(\Delta<0\), \(f\) est toujours du signe de \(a\).
| \(x\) | \(-\infty\) | \(x_1\) | \(x_2\) | \(+\infty\) | |
|---|---|---|---|---|---|
| signe de \(f\) (\(a>0\)) | + | 0 | − | 0 | + |
« \(a\) dehors » : le trinôme a le signe de \(a\) hors de l’intervalle des racines.
Parabole et lecture graphique
- Points d’intersection avec l’axe des abscisses : les racines (\(f(x)=0\)).
- Intersection avec l’axe des ordonnées : \(c=f(0)\).
- Sommet = extremum ; axe \(x=\alpha\).
Exemple — \(f(x)=-x^2+2x\) : \(a<0\), \(\alpha=1\), \(f(1)=1\), sommet \((1;1)\), maximum.
Équations et inéquations
- Résoudre \(f(x)=0\) : calculer \(\Delta\), puis les racines.
- Résoudre \(f(x)>0\) ou \(f(x)\le 0\) : tableau de signes du trinôme.
- On peut aussi lire la solution sur la parabole (au-dessus / en dessous de l’axe).
Exemple — \(x^2-4x+3>0\) : racines 1 et 3 ; solution \(x\in\,]-\infty;1[\,\cup\,]3;+\infty[\).
Résumé général
- \(f(x)=ax^2+bx+c\), \(a\neq 0\) ; parabole orientée par \(a\).
- \(\Delta=b^2-4ac\) décide du nombre de racines.
- Racines : \(\dfrac{-b\pm\sqrt{\Delta}}{2a}\) si \(\Delta\ge 0\).
- Factorisation \(a(x-x_1)(x-x_2)\) ; forme canonique \(a(x-\alpha)^2+\beta\).
- Sommet \(S(\alpha;f(\alpha))\), \(\alpha=-\dfrac{b}{2a}\).
- Signe : règle du « \(a\) dehors ».
Mémo — Second degré

- Trinôme : \(f(x)=ax^2+bx+c\) avec \(a\neq 0\).
- Discriminant \(\Delta=b^2-4ac\).
- \(\Delta>0\) : 2 racines ; \(\Delta=0\) : 1 racine double ; \(\Delta<0\) : 0 racine réelle.
- Racines : \(x=\dfrac{-b\pm\sqrt{\Delta}}{2a}\).
- Somme \(-\dfrac{b}{a}\), produit \(\dfrac{c}{a}\).
- Factorisation : \(a(x-x_1)(x-x_2)\) si \(\Delta\ge 0\).
- Sommet : \(\alpha=-\dfrac{b}{2a}\), \(\beta=f(\alpha)\).
- \(a>0\) : minimum ; \(a<0\) : maximum.
- Signe : \(a\) à l’extérieur des racines.
- Forme canonique : \(a(x-\alpha)^2+\beta\).
Exercices — Second degré
Exercice 1
Résous 2x² − 3x − 2 = 0.
Correction
Δ = 9+16 = 25. x = (3±5)/4 ⇒ x = 2 ou x = −1/2.
Exercice 2
Signe de x² − 4x + 3.
Correction
Racines 1 et 3. Positif à l’extérieur, négatif sur ]1 ; 3[.
Exercice 3
Sommet de f(x) = x² − 6x + 1.
Correction
α = 3, f(3) = −8. Sommet (3 ; −8).
Exercice 4
Factorise 3x² − 12.
Correction
3(x² − 4) = 3(x−2)(x+2).
Évaluation — Second degré
Une question à la fois : la note apparaît après 20 réponses et se calcule sur les 20 dernières.
Question 1
Cours — Dérivation

Nombre dérivé
Soit \(f\) définie au voisinage de \(a\). Le nombre dérivé de \(f\) en \(a\) est, lorsqu’elle existe :
\[ f'(a)=\lim_{h\to 0}\frac{f(a+h)-f(a)}{h}. \]
- Le quotient \(\dfrac{f(a+h)-f(a)}{h}\) est le taux de variation entre \(a\) et \(a+h\).
- Si la limite existe, on dit que \(f\) est dérivable en \(a\).
- Interprétation : \(f'(a)\) est la pente de la courbe « au point » d’abscisse \(a\).
\(f'(a)\) mesure la vitesse instantanée de variation de \(f\) en \(a\).
Tangente et approximation affine
Si \(f\) est dérivable en \(a\), la tangente à la courbe en \(A(a;f(a))\) a pour équation :
\[ y=f'(a)(x-a)+f(a). \]
- Approximation affine : pour \(h\) petit, \(f(a+h)\approx f(a)+f'(a)\,h\).
- Utile pour estimer une valeur sans calculatrice précise.
Exemple — \(f(x)=x^2\), \(a=3\) : \(f'(x)=2x\), \(f'(3)=6\), tangente \(y=6(x-3)+9=6x-9\).
Fonction dérivée
Si \(f\) est dérivable en tout point d’un intervalle \(I\), la fonction \(x\mapsto f'(x)\) est la fonction dérivée de \(f\).
| \(f(x)\) | \(f'(x)\) | Domaine usuel |
|---|---|---|
| \(k\) (constante) | \(0\) | \(\mathbb{R}\) |
| \(x^n\) (\(n\in\mathbb{N}^*\)) | \(n x^{n-1}\) | \(\mathbb{R}\) |
| \(\sqrt{x}\) | \(\dfrac{1}{2\sqrt{x}}\) | \(]0;+\infty[\) |
| \(\dfrac{1}{x}\) | \(-\dfrac{1}{x^2}\) | \(\mathbb{R}^*\) |
| \(e^x\) | \(e^x\) | \(\mathbb{R}\) |
Opérations sur les dérivées
Si \(u\) et \(v\) sont dérivables, et \(k\) une constante :
- \((u+v)'=u'+v'\) ; \((ku)'=k u'\).
- Produit : \((uv)'=u'v+uv'\).
- Quotient : \(\left(\dfrac{u}{v}\right)'=\dfrac{u'v-uv'}{v^2}\) (\(v\neq 0\)).
- \(\left(\dfrac{1}{v}\right)'=-\dfrac{v'}{v^2}\).
Exemple — \(f(x)=(2x+1)(x^2-3)\) : \(f'(x)=2(x^2-3)+(2x+1)(2x)=6x^2+2x-6\).
Ne pas dériver un produit comme un produit de dérivées : la formule comporte deux termes.
Dérivée de \(x\mapsto u(ax+b)\)
Si \(u\) est dérivable, alors \(\bigl(u(ax+b)\bigr)'=a\,u'(ax+b)\).
- \(\bigl((2x+1)^3\bigr)'=3\times 2\times(2x+1)^2=6(2x+1)^2\).
- \(\bigl(e^{3x}\bigr)'=3e^{3x}\).
Sens de variation
Sur un intervalle \(I\) où \(f\) est dérivable :
- si \(f'(x)\ge 0\) sur \(I\) (et \(f'\) non identiquement nulle sur un sous-intervalle ouvert), alors \(f\) est croissante sur \(I\) ;
- si \(f'(x)\le 0\), alors \(f\) est décroissante sur \(I\).
Méthode : calculer \(f'\), factoriser, tableau de signes, puis tableau de variations.
Exemple — \(f(x)=x^3-3x\) : \(f'(x)=3(x-1)(x+1)\). \(f\) croît sur \(]-\infty;-1]\) et \([1;+\infty[\), décroît sur \([-1;1]\).
Extremums locaux
- Si \(f'\) s’annule en \(c\) en changeant de signe, \(f\) admet un extremum local en \(c\).
- \(f'\) passe de + à − : maximum local ; de − à + : minimum local.
- Attention : \(f'(c)=0\) ne suffit pas (point d’inflexion horizontal possible).
Un extremum local se détecte par un changement de signe de \(f'\), pas seulement par \(f'=0\).
Lien courbe / dérivée
- Pentes positives sur la courbe \(\Leftrightarrow\) \(f'>0\).
- Tangente horizontale \(\Leftrightarrow\) \(f'=0\).
- La dérivée se lit comme pente ; la primitive (en terminale) « remontera » de \(f'\) à \(f\).
Résumé général
- \(f'(a)=\lim_{h\to 0}\dfrac{f(a+h)-f(a)}{h}\).
- Tangente : \(y=f'(a)(x-a)+f(a)\).
- Formules usuelles : puissances, \(\sqrt{x}\), \(1/x\), \(e^x\).
- Somme, produit, quotient ; facteur \(a\) pour \(u(ax+b)\).
- Signe de \(f'\) \(\Rightarrow\) variations de \(f\).
- Extremum local : changement de signe de \(f'\).
Mémo — Dérivation

- Nombre dérivé : limite du taux de variation \(\frac{f(a+h)-f(a)}{h}\).
- Tangente en \(a\) : \(y=f'(a)(x-a)+f(a)\).
- Approximation : \(f(a+h)\approx f(a)+f'(a)h\).
- \((x^n)'=nx^{n-1}\) ; \((\sqrt{x})'=\frac{1}{2\sqrt{x}}\) ; \((\frac{1}{x})'=-\frac{1}{x^2}\).
- \((e^x)'=e^x\).
- \((uv)'=u'v+uv'\) ; \(\bigl(\frac{u}{v}\bigr)'=\frac{u'v-uv'}{v^2}\).
- \(\bigl(u(ax+b)\bigr)'=a\,u'(ax+b)\).
- \(f'>0\Rightarrow f\) croissante ; \(f'<0\Rightarrow f\) décroissante.
- Extremum local : \(f'\) change de signe.
- Tableau de signes de \(f'\) puis tableau de variations de \(f\).
Exercices — Dérivation
Exercice 1
f(x)=x². Calcule f′(3) et l’équation de la tangente en 3.
Correction
f′(x)=2x, f′(3)=6. Tangente : y=6(x−3)+9 = 6x−9.
Exercice 2
Approche √4,01 avec f(x)=√x en a=4.
Correction
f′(x)=1/(2√x), f′(4)=1/4. √4,01 ≈ 2 + 0,01/4 = 2,0025.
Exercice 3
Dérive f(x)=(2x+1)(x²−3).
Correction
f′(x)=2(x²−3)+(2x+1)(2x)=2x²−6+4x²+2x=6x²+2x−6.
Exercice 4
Variations de f(x)=x³−3x.
Correction
f′(x)=3x²−3=3(x−1)(x+1). Croissante sur ]−∞;−1] et [1;+∞[, décroissante sur [−1;1].
Évaluation — Dérivation
Une question à la fois : la note apparaît après 20 réponses et se calcule sur les 20 dernières.
Question 1
Cours — Fonction exponentielle

La fonction exponentielle
La fonction exponentielle, notée \(\exp\) ou \(x\mapsto e^x\), est l’unique fonction dérivable sur \(\mathbb{R}\) telle que :
- \(f'=f\) ;
- \(f(0)=1\).
On pose \(e=e^1\approx 2{,}718\). Ainsi \(\exp(x)=e^x\).
L’exponentielle est caractérisée par l’équation différentielle \(y'=y\) et la condition \(y(0)=1\).
Équation différentielle \(y'=y\)
Les solutions de \(y'=y\) sont les fonctions \(x\mapsto C e^x\), où \(C\) est une constante réelle.
- Si de plus \(y(0)=1\), alors \(C=1\) et \(y(x)=e^x\).
- Plus généralement, \(y'=ky\) a pour solutions \(y(x)=C e^{kx}\).
Exemple — Croissance continue à taux 3 % : modèle \(y'=0{,}03\,y\), solutions \(y(x)=y_0 e^{0{,}03 x}\).
Propriétés algébriques
Pour tous réels \(x\), \(y\) :
- \(e^{x+y}=e^x e^y\) ;
- \(e^{x-y}=\dfrac{e^x}{e^y}\) ;
- \(e^{-x}=\dfrac{1}{e^x}\) ;
- \((e^x)^n=e^{nx}\) pour \(n\in\mathbb{Z}\) (et plus généralement pour les exposants réels).
- \(e^x>0\) pour tout \(x\) ; \(e^x=1\Leftrightarrow x=0\).
Les règles sur les puissances restent valables avec la base \(e\).
Variations et courbe
- \((e^x)'=e^x>0\) : la fonction est strictement croissante sur \(\mathbb{R}\).
- \(\lim_{x\to+\infty}e^x=+\infty\) ; \(\lim_{x\to-\infty}e^x=0\).
- Courbe au-dessus de l’axe des abscisses ; tangente en 0 : \(y=x+1\).
| \(x\) | \(-2\) | \(-1\) | \(0\) | \(1\) | \(2\) |
|---|---|---|---|---|---|
| \(e^x\) | \(\approx 0{,}14\) | \(\approx 0{,}37\) | \(1\) | \(e\) | \(\approx 7{,}39\) |
Dérivées utiles
- \((e^x)'=e^x\).
- \((e^{ax+b})'=a e^{ax+b}\).
- \((e^{u})'=u' e^{u}\) si \(u\) est dérivable (formule vue avec la composition).
Exemple — \(f(x)=e^{-2x}\) : \(f'(x)=-2e^{-2x}\).
Équations et inéquations
Comme \(x\mapsto e^x\) est bijective de \(\mathbb{R}\) vers \(]0;+\infty[\) :
- \(e^A=e^B\Leftrightarrow A=B\).
- \(e^A=k\) (\(k>0\)) \(\Leftrightarrow A=\ln k\) (le logarithme sera développé en terminale ; en 1ʳᵉ on peut laisser la forme ou utiliser la calculatrice).
- \(e^A<e^B\Leftrightarrow A<B\) (croissance).
Exemple — \(e^{2x-1}=e^{3}\) \(\Leftrightarrow 2x-1=3\Leftrightarrow x=2\).
On peut « enlever » l’exponentielle des deux côtés d’une égalité.
Équations avec produits et sommes
- \(e^{2x}-e^x=0\Leftrightarrow e^x(e^x-1)=0\Leftrightarrow e^x=1\) (car \(e^x\neq 0\)) \(\Leftrightarrow x=0\).
- Factoriser dès que possible ; se ramener à \(e^{\ldots}=e^{\ldots}\) ou à une équation du second degré en posant \(X=e^x\).
Exemple — \(e^{2x}-3e^x+2=0\). Poser \(X=e^x>0\) : \(X^2-3X+2=0\), \(X=1\) ou \(X=2\), donc \(x=0\) ou \(x=\ln 2\).
Applications et étude de fonctions
- Croissance / décroissance continue (biologie, radioactivité : \(N(t)=N_0 e^{-\lambda t}\)).
- Lien avec les suites géométriques : \(q^n=e^{n\ln q}\) (aperçu).
- Étude de \(f(x)=e^x-x\) : \(f'(x)=e^x-1\), critique en \(x=0\), minimum \(f(0)=1\).
- Comparer \(e^x\) et des droites : pour \(x>0\), la croissance de \(e^x\) dépasse toute droite de pente fixe (idée qualitative).
Exemple — Une population double en temps continu selon \(P(t)=P_0 e^{kt}\). Si elle double en 10 ans : \(e^{10k}=2\), d’où \(k=\dfrac{\ln 2}{10}\). On retrouve ensuite \(P(t)=P_0\,2^{t/10}\).
En exercice, on combine souvent factorisation, tableau de signes de \(f'\) et lecture de limites pour conclure sur les variations et les éventuels extremums.
Résumé général
- \(e^x\) : unique solution de \(y'=y\), \(y(0)=1\).
- \(e^{x+y}=e^x e^y\), \(e^{-x}=1/e^x\), \(e^x>0\).
- Strictement croissante ; \((e^x)'=e^x\).
- \((e^{ax+b})'=a e^{ax+b}\).
- \(e^A=e^B\Leftrightarrow A=B\).
- Solutions de \(y'=ky\) : \(C e^{kx}\).
Mémo — Fonction exponentielle

- \(\exp\) définie par \(y'=y\) et \(y(0)=1\) ; on note \(e^x\).
- \(e\approx 2{,}718\) ; \(e^0=1\).
- \(e^{x+y}=e^x e^y\) ; \(e^{-x}=1/e^x\).
- \(e^x>0\) pour tout réel \(x\).
- \((e^x)'=e^x\) : fonction strictement croissante.
- \((e^{ax+b})'=a e^{ax+b}\).
- \(\lim_{x\to+\infty}e^x=+\infty\), \(\lim_{x\to-\infty}e^x=0\).
- \(e^A=e^B\Leftrightarrow A=B\).
- Solutions de \(y'=y\) : \(C e^x\) ; de \(y'=ky\) : \(C e^{kx}\).
- Astuce : poser \(X=e^x\) pour certains polynômes en \(e^x\).
Exercices — Fonction exponentielle
Exercice 1
Simplifie e³ × e⁻⁵ / e².
Correction
e^{3−5−2} = e⁻⁴ = 1/e⁴.
Exercice 2
Dérive f(x)=e^{2x+1}.
Correction
f′(x)=2 e^{2x+1}.
Exercice 3
Résous eˣ = e⁵.
Correction
Par injectivité : x = 5.
Exercice 4
Signe de eˣ − 1.
Correction
eˣ − 1 > 0 ⇔ x > 0 ; = 0 si x=0 ; < 0 si x < 0.
Évaluation — Fonction exponentielle
Une question à la fois : la note apparaît après 20 réponses et se calcule sur les 20 dernières.
Question 1
Cours — Trigonométrie

Cercle trigonométrique et radian
Le cercle trigonométrique est le cercle de centre O et de rayon 1. Un réel \(x\) est associé au point \(M(x)\) obtenu en enroulant l’axe réel sur le cercle (sens direct = sens antihoraire) à partir de \(A(1;0)\).
- Le radian : une mesure d’angle égale à la longueur de l’arc sur le cercle unité.
- Un tour complet : \(2\pi\) radians \(=360^\circ\).
- \(\pi\) rad \(=180^\circ\) ; \(\dfrac{\pi}{2}\) rad \(=90^\circ\) ; \(\dfrac{\pi}{3}=60^\circ\) ; \(\dfrac{\pi}{4}=45^\circ\) ; \(\dfrac{\pi}{6}=30^\circ\).
En analyse, les angles sont en radians (dérivées de cos et sin).
Cosinus et sinus
Si \(M(x)\) a pour coordonnées \((X;Y)\) dans un repère orthonormé, on pose :
- \(\cos x = X\) ;
- \(\sin x = Y\).
Relation fondamentale : \(\cos^2 x+\sin^2 x=1\).
| \(x\) | \(0\) | \(\pi/6\) | \(\pi/4\) | \(\pi/3\) | \(\pi/2\) |
|---|---|---|---|---|---|
| \(\cos x\) | \(1\) | \(\sqrt{3}/2\) | \(\sqrt{2}/2\) | \(1/2\) | \(0\) |
| \(\sin x\) | \(0\) | \(1/2\) | \(\sqrt{2}/2\) | \(\sqrt{3}/2\) | \(1\) |
Propriétés et parité
- \(\cos\) est paire : \(\cos(-x)=\cos x\) ; \(\sin\) est impaire : \(\sin(-x)=-\sin x\).
- Période \(2\pi\) : \(\cos(x+2\pi)=\cos x\), \(\sin(x+2\pi)=\sin x\).
- \(\cos(x+\pi)=-\cos x\), \(\sin(x+\pi)=-\sin x\).
- \(\cos\left(\dfrac{\pi}{2}-x\right)=\sin x\), \(\sin\left(\dfrac{\pi}{2}-x\right)=\cos x\).
Formules d’addition (à connaître)
- \(\cos(a+b)=\cos a\cos b-\sin a\sin b\).
- \(\cos(a-b)=\cos a\cos b+\sin a\sin b\).
- \(\sin(a+b)=\sin a\cos b+\cos a\sin b\).
- \(\sin(a-b)=\sin a\cos b-\cos a\sin b\).
Exemple — \(\cos\dfrac{\pi}{12}=\cos\left(\dfrac{\pi}{3}-\dfrac{\pi}{4}\right)=\dfrac{1}{2}\cdot\dfrac{\sqrt{2}}{2}+\dfrac{\sqrt{3}}{2}\cdot\dfrac{\sqrt{2}}{2}=\dfrac{\sqrt{6}+\sqrt{2}}{4}\).
Les formules d’addition permettent de calculer des valeurs non tabulées.
Équations \(\cos x = \cos a\)
Pour \(a\in\mathbb{R}\) :
\[ \cos x=\cos a \Leftrightarrow x=a+2k\pi \quad\text{ou}\quad x=-a+2k\pi,\quad k\in\mathbb{Z}. \]
Exemple — \(\cos x=\dfrac{1}{2}=\cos\dfrac{\pi}{3}\) : \(x=\dfrac{\pi}{3}+2k\pi\) ou \(x=-\dfrac{\pi}{3}+2k\pi\).
Équations \(\sin x = \sin a\)
\[ \sin x=\sin a \Leftrightarrow x=a+2k\pi \quad\text{ou}\quad x=\pi-a+2k\pi,\quad k\in\mathbb{Z}. \]
Exemple — \(\sin x=\dfrac{\sqrt{2}}{2}=\sin\dfrac{\pi}{4}\) : \(x=\dfrac{\pi}{4}+2k\pi\) ou \(x=\dfrac{3\pi}{4}+2k\pi\).
Toujours donner l’ensemble des solutions avec \(k\in\mathbb{Z}\).
Dérivées de cos et sin
- \((\cos x)'=-\sin x\).
- \((\sin x)'=\cos x\).
- \((\cos(ax+b))'=-a\sin(ax+b)\) ; \((\sin(ax+b))'=a\cos(ax+b)\).
Conséquence : les variations de \(\sin\) et \(\cos\) se déduisent du signe de leurs dérivées sur une période.
Étude rapide de \(\sin\) et \(\cos\)
- Valeurs dans \([-1;1]\) ; période \(2\pi\).
- \(\sin\) croît sur \(\bigl[-\frac{\pi}{2};\frac{\pi}{2}\bigr]\), \(\cos\) décroît sur \([0;\pi]\).
- Pour résoudre une inéquation, on peut utiliser le cercle ou le tableau de variations sur une période.
- Exemple d’inéquation : \(\cos x \ge \dfrac{1}{2}\) sur \([0;2\pi]\) donne \(x\in\bigl[0;\frac{\pi}{3}\bigr]\cup\bigl[\frac{5\pi}{3};2\pi\bigr]\).
Méthode — Se ramener à une période, marquer les solutions de l’équation associée, puis lire les arcs où l’inégalité est vraie sur le cercle trigonométrique.
Résumé général
- Radian : arc du cercle unité ; \(2\pi\) = un tour.
- \(\cos x\) et \(\sin x\) : coordonnées du point image ; \(\cos^2+\sin^2=1\).
- Formules d’addition pour cos et sin.
- \(\cos x=\cos a\) : \(x=\pm a+2k\pi\).
- \(\sin x=\sin a\) : \(x=a+2k\pi\) ou \(x=\pi-a+2k\pi\).
- \((\cos)'=-\sin\), \((\sin)'=\cos\).
Mémo — Trigonométrie

- Cercle trigonométrique : centre O, rayon 1.
- Radian : \(2\pi\) rad = \(360^\circ\), \(\pi\) rad = \(180^\circ\).
- \(\cos x\) = abscisse, \(\sin x\) = ordonnée de \(M(x)\).
- \(\cos^2 x+\sin^2 x=1\).
- \(\cos\) paire, \(\sin\) impaire ; période \(2\pi\).
- \(\cos(a+b)=\cos a\cos b-\sin a\sin b\).
- \(\sin(a+b)=\sin a\cos b+\cos a\sin b\).
- \(\cos x=\cos a\Leftrightarrow x=\pm a+2k\pi\).
- \(\sin x=\sin a\Leftrightarrow x=a+2k\pi\) ou \(x=\pi-a+2k\pi\).
- \((\cos x)'=-\sin x\) ; \((\sin x)'=\cos x\).
Exercices — Trigonométrie
Exercice 1
Convertis 90° en radians.
Correction
π/2 rad.
Exercice 2
Calcule cos(π/3) et sin(π/6).
Correction
cos(π/3)=1/2 ; sin(π/6)=1/2.
Exercice 3
Si cos θ = 3/5 et θ dans ]0 ; π/2[, que vaut sin θ ?
Correction
sin θ = √(1−9/25)=√(16/25)=4/5.
Exercice 4
Simplifie cos(θ+2π).
Correction
cos(θ+2π)=cos θ (période 2π).
Évaluation — Trigonométrie
Une question à la fois : la note apparaît après 20 réponses et se calcule sur les 20 dernières.
Question 1
Cours — Produit scalaire

Définition géométrique
Dans le plan muni d’un produit scalaire euclidien, pour deux vecteurs \(\vec{u}\) et \(\vec{v}\) non nuls :
\[ \vec{u}\cdot\vec{v}=\|\vec{u}\|\,\|\vec{v}\|\cos\theta, \]
où \(\theta\) est une mesure de l’angle entre \(\vec{u}\) et \(\vec{v}\). Si l’un des vecteurs est nul, le produit scalaire vaut 0.
- Le résultat est un nombre réel (pas un vecteur).
- \(\vec{u}\cdot\vec{u}=\|\vec{u}\|^2\).
Le produit scalaire combine longueurs et angle ; il est positif si \(\theta\) est aigu, négatif si obtus.
Expression algébrique
Dans un repère orthonormé, si \(\vec{u}(x;y)\) et \(\vec{v}(x';y')\) :
\[ \vec{u}\cdot\vec{v}=xx'+yy'. \]
Exemple — \(\vec{u}(2;-1)\), \(\vec{v}(3;4)\) : \(\vec{u}\cdot\vec{v}=6-4=2\).
- Norme : \(\|\vec{u}\|=\sqrt{x^2+y^2}\).
- Formules développées : \(\|\vec{u}+\vec{v}\|^2=\|\vec{u}\|^2+2\vec{u}\cdot\vec{v}+\|\vec{v}\|^2\).
Propriétés bilinéaires
- Symétrie : \(\vec{u}\cdot\vec{v}=\vec{v}\cdot\vec{u}\).
- Linéarité à gauche : \((a\vec{u}+b\vec{w})\cdot\vec{v}=a(\vec{u}\cdot\vec{v})+b(\vec{w}\cdot\vec{v})\).
- De même à droite.
On développe comme un produit, sans « produit de vecteurs » autre que le scalaire.
Orthogonalité
Deux vecteurs sont orthogonaux lorsque leur produit scalaire est nul :
\[ \vec{u}\perp\vec{v} \Leftrightarrow \vec{u}\cdot\vec{v}=0. \]
- Le vecteur nul est orthogonal à tout vecteur.
- Dans un repère orthonormé : \(xx'+yy'=0\).
Exemple — \(\vec{u}(3;2)\) et \(\vec{v}(-2;3)\) : \(3\times(-2)+2\times 3=0\), donc orthogonaux.
Orthogonalité \(\Leftrightarrow\) produit scalaire nul (y compris avec un vecteur nul).
Norme et distances
- \(\|\vec{u}\|=\sqrt{\vec{u}\cdot\vec{u}}\).
- Distance \(AB=\|\overrightarrow{AB}\|\).
- Identité : \(\|\vec{u}+\vec{v}\|^2+\|\vec{u}-\vec{v}\|^2=2(\|\vec{u}\|^2+\|\vec{v}\|^2)\).
Exemple — \(A(1;2)\), \(B(4;6)\) : \(\overrightarrow{AB}(3;4)\), \(AB=5\).
Projections
La projection orthogonale du point M sur une droite \(\mathcal{D}\) est le point H de \(\mathcal{D}\) tel que \(\overrightarrow{HM}\perp \mathcal{D}\).
- Si \(\vec{u}\) est un vecteur directeur de \(\mathcal{D}\) et \(\vec{v}=\overrightarrow{AM}\), la composante de \(\vec{v}\) selon \(\vec{u}\) s’obtient via le produit scalaire.
- Pour un vecteur unitaire \(\vec{i}\), la coordonnée de \(\vec{v}\) selon \(\vec{i}\) est \(\vec{v}\cdot\vec{i}\).
Projeter orthogonalement, c’est « tomber à angle droit » sur la droite.
Applications géométriques
- Théorème d’Al-Kashi : dans un triangle, \(a^2=b^2+c^2-2bc\cos\hat{A}\).
- Démontrer qu’un triangle est rectangle : montrer qu’un produit scalaire de côtés est nul.
- Équation d’une droite : si \(\vec{n}(a;b)\) est normal et \(A(x_0;y_0)\) sur la droite, alors \(a(x-x_0)+b(y-y_0)=0\).
| Outil | Critère |
|---|---|
| Orthogonalité | \(\vec{u}\cdot\vec{v}=0\) |
| Alignement (via colinéarité) | déterminant / \(\vec{u}=k\vec{v}\) |
| Longueur | \(\sqrt{\vec{u}\cdot\vec{u}}\) |
Calcul d’un angle et bilan méthodique
Si \(\vec{u}\) et \(\vec{v}\) sont non nuls :
\[ \cos\theta=\dfrac{\vec{u}\cdot\vec{v}}{\|\vec{u}\|\,\|\vec{v}\|}. \]
Exemple — \(\vec{u}(1;0)\), \(\vec{v}(1;1)\) : \(\cos\theta=\dfrac{1}{\sqrt{2}}\), donc \(\theta=\dfrac{\pi}{4}\).
- Choisir la définition adaptée : géométrique (angle) ou algébrique (coordonnées).
- Pour une démonstration d’orthogonalité, le calcul \(xx'+yy'=0\) suffit souvent.
- Pour une longueur, préférer \(\sqrt{(x_B-x_A)^2+(y_B-y_A)^2}\), qui n’est autre que la norme de \(\overrightarrow{AB}\).
- Dans un triangle, Al-Kashi relie côtés et cosinus ; le cas \(\hat{A}=90^\circ\) retrouve Pythagore car \(\cos 90^\circ=0\).
Résumé général
- Géométrique : \(\vec{u}\cdot\vec{v}=\|\vec{u}\|\|\vec{v}\|\cos\theta\).
- Algébrique (BON) : \(xx'+yy'\).
- \(\vec{u}\perp\vec{v}\Leftrightarrow\vec{u}\cdot\vec{v}=0\).
- \(\|\vec{u}\|=\sqrt{\vec{u}\cdot\vec{u}}\).
- Projections orthogonales et équations de droites via un vecteur normal.
- Al-Kashi et calcul d’angles : \(\cos\theta=\dfrac{\vec{u}\cdot\vec{v}}{\|\vec{u}\|\|\vec{v}\|}\).
Mémo — Produit scalaire

- \(\vec{u}\cdot\vec{v}=\|\vec{u}\|\|\vec{v}\|\cos\theta\).
- En BON : \(\vec{u}(x;y)\cdot\vec{v}(x';y')=xx'+yy'\).
- \(\vec{u}\cdot\vec{u}=\|\vec{u}\|^2\).
- Orthogonalité \(\Leftrightarrow\) produit scalaire nul.
- Norme : \(\|\vec{u}\|=\sqrt{x^2+y^2}\).
- \(\|\vec{u}+\vec{v}\|^2=\|\vec{u}\|^2+2\vec{u}\cdot\vec{v}+\|\vec{v}\|^2\).
- \(\cos\theta=\frac{\vec{u}\cdot\vec{v}}{\|\vec{u}\|\|\vec{v}\|}\).
- Droite : vecteur normal \(\vec{n}(a;b)\) \(\Rightarrow\) \(a(x-x_0)+b(y-y_0)=0\).
- Al-Kashi : \(a^2=b^2+c^2-2bc\cos\hat{A}\).
- Le produit scalaire est un réel, symétrique et bilinéaire.
Exercices — Produit scalaire
Exercice 1
u⃗(3;4), v⃗(4;−3). Calcule u⃗·v⃗. Sont-ils orthogonaux ?
Correction
12 − 12 = 0 : oui, orthogonaux.
Exercice 2
‖u⃗‖ si u⃗(6;8).
Correction
√(36+64)=10.
Exercice 3
Angle de u⃗(1;0) et v⃗(1;1).
Correction
cos θ = 1/√2 ⇒ θ = π/4.
Exercice 4
Équation de la droite passant par A(1;2) de normal n⃗(3;−1).
Correction
3(x−1) − (y−2) = 0 ⇒ 3x − y − 1 = 0.
Évaluation — Produit scalaire
Une question à la fois : la note apparaît après 20 réponses et se calcule sur les 20 dernières.
Question 1
Cours — Probabilités conditionnelles

Probabilité conditionnelle
Soit \(A\) un événement de probabilité non nulle. La probabilité de \(B\) sachant \(A\) est :
\[ P_A(B)=P(B\mid A)=\dfrac{P(A\cap B)}{P(A)}. \]
- On « restreint » l’univers à \(A\).
- \(P_A\) est une probabilité : \(0\le P_A(B)\le 1\), \(P_A(\overline{B})=1-P_A(B)\).
Exemple — On tire une carte. \(A\) : « cœur », \(B\) : « figure ». \(P_A(B)=\dfrac{3}{13}\).
\(P(A\cap B)=P(A)\times P_A(B)=P(B)\times P_B(A)\).
Arbres pondérés
Un arbre de probabilités représente des expériences en étapes. Sur chaque branche on place une probabilité conditionnelle (ou une probabilité simple au premier niveau).
- La somme des probabilités issues d’un même nœud vaut 1.
- Probabilité d’un chemin = produit des probabilités le long du chemin.
- \(P(A\cap B)=P(A)\times P_A(B)\).
Exemple — Urne : 30 % de défectueux. Parmi les bons, 90 % passent le test ; parmi les défectueux, 20 % passent. Probabilité d’être bon et de passer : \(0{,}7\times 0{,}9=0{,}63\).
Indépendance
Deux événements \(A\) et \(B\) sont indépendants lorsque \(P(A\cap B)=P(A)P(B)\).
- Équivalent (si \(P(A)>0\)) : \(P_A(B)=P(B)\).
- L’indépendance signifie que la réalisation de \(A\) ne modifie pas la probabilité de \(B\).
- Ne pas confondre indépendance et incompatibilité (\(A\cap B=\emptyset\)).
| Notion | Critère |
|---|---|
| Incompatibles | \(A\cap B=\emptyset\), alors \(P(A\cup B)=P(A)+P(B)\) |
| Indépendants | \(P(A\cap B)=P(A)P(B)\) |
Incompatible \(\neq\) indépendant : s’ils sont incompatibles et de probabilités non nulles, ils ne sont pas indépendants.
Formule des probabilités totales
Si \((A_1,\ldots,A_n)\) forme une partition de l’univers (événements deux à deux incompatibles, réunion = \(\Omega\)), alors pour tout événement \(B\) :
\[ P(B)=\sum_{i=1}^{n} P(A_i)\times P_{A_i}(B). \]
Dans le cas à deux branches \(A\) et \(\overline{A}\) :
\[ P(B)=P(A)P_A(B)+P(\overline{A})P_{\overline{A}}(B). \]
Exemple — Avec l’urne précédente, \(P(\text{passe})=0{,}7\times 0{,}9+0{,}3\times 0{,}2=0{,}63+0{,}06=0{,}69\).
Formule de Bayes (cas simple)
On connaît souvent \(P_A(B)\) et on cherche \(P_B(A)\) :
\[ P_B(A)=\dfrac{P(A\cap B)}{P(B)}=\dfrac{P(A)\,P_A(B)}{P(B)}. \]
On calcule \(P(B)\) par la formule des probabilités totales.
Exemple — Probabilité d’être défectueux sachant que le test est réussi : \(P_{\text{passe}}(D)=\dfrac{0{,}3\times 0{,}2}{0{,}69}=\dfrac{0{,}06}{0{,}69}\approx 0{,}087\).
Bayes « retourne » le conditionnement : de \(P_A(B)\) vers \(P_B(A)\).
Méthode en exercice
- Définir clairement les événements (phrases courtes).
- Dessiner l’arbre avec les probabilités sur les branches.
- Identifier la question : intersection, totale, ou Bayes.
- Appliquer produit des branches, somme des chemins, ou quotient pour Bayes.
Notations et pièges
- \(P_A(B)\) se lit « probabilité de \(B\) sachant \(A\) », pas « \(A\) et \(B\) ».
- \(P(A\cap B)\) est une intersection ; \(P_A(B)\) est un quotient.
- Vérifier que les données sont bien conditionnelles ou non.
Lien avec les variables aléatoires (aperçu)
Les probabilités conditionnelles servent aussi pour la loi d’une variable aléatoire définie en deux temps (expérience composée). L’arbre reste l’outil central en 1ʳᵉ.
Résumé général
- \(P_A(B)=\dfrac{P(A\cap B)}{P(A)}\) si \(P(A)>0\).
- \(P(A\cap B)=P(A)P_A(B)\).
- Arbre : produit sur un chemin, somme pour une réunion de chemins.
- Indépendance : \(P(A\cap B)=P(A)P(B)\).
- Totales : \(P(B)=\sum P(A_i)P_{A_i}(B)\).
- Bayes : \(P_B(A)=\dfrac{P(A)P_A(B)}{P(B)}\).
Mémo — Probabilités conditionnelles

- \(P_A(B)=\dfrac{P(A\cap B)}{P(A)}\) (\(P(A)>0\)).
- \(P(A\cap B)=P(A)\,P_A(B)\).
- Arbre : somme des branches = 1 ; chemin = produit.
- Indépendance : \(P(A\cap B)=P(A)P(B)\) ou \(P_A(B)=P(B)\).
- Incompatible \(\neq\) indépendant.
- Probabilités totales (partition) : \(P(B)=\sum P(A_i)P_{A_i}(B)\).
- Cas binaire : \(P(B)=P(A)P_A(B)+P(\overline{A})P_{\overline{A}}(B)\).
- Bayes : \(P_B(A)=\dfrac{P(A)P_A(B)}{P(B)}\).
- Toujours nommer les événements avant de calculer.
- Lire attentivement « sachant que » dans l’énoncé.
Exercices — Probabilités conditionnelles
Exercice 1
P(A)=0.4, P(B)=0.5, P(A∩B)=0.2. Calcule P_B(A). A et B indépendants ?
Correction
P_B(A)=0.2/0.5=0.4=P(A) : oui, indépendants.
Exercice 2
X vaut −1, 0, 2 avec proba 0.2, 0.5, 0.3. Calcule E(X).
Correction
E(X)= −0.2 + 0 + 0.6 = 0.4.
Exercice 3
Pièce équilibrée, 3 lancers. P(exactement 2 piles) ?
Correction
C(3,2)×(1/2)³ = 3/8.
Exercice 4
Si V(X)=4, que vaut σ(X) ?
Correction
σ(X)=2.
Évaluation — Probabilités conditionnelles
Une question à la fois : la note apparaît après 20 réponses et se calcule sur les 20 dernières.
Question 1
Cours — Listes et algorithmique

Listes en Python
Une liste est une collection ordonnée d’éléments, écrite entre crochets : L = [3, 1, 4, 1].
- Indices à partir de 0 :
L[0]vaut 3,L[2]vaut 4. - Longueur :
len(L). - On peut modifier :
L[1] = 7; ajouter :L.append(5).
Le premier élément a l’indice 0 ; le dernier a l’indice len(L)-1.
Parcours d’une liste
Deux façons courantes :
for x in L:
print(x)
for i in range(len(L)):
print(i, L[i])
for x in L: on lit les valeurs.for i in range(len(L)): on a besoin de l’indice (comparaison avec le voisin, etc.).
Accumulateurs
Un accumulateur est une variable mise à jour dans une boucle (somme, produit, compteur, maximum…).
s = 0
for x in L:
s = s + x
m = L[0]
for x in L:
if x > m:
m = x
Exemple — Compter les termes positifs : initialiser c = 0, puis c = c + 1 si x > 0.
Suites en Python
Suite récurrente : on part de \(u_0\) et on itère.
u = 2 # u0
for n in range(5):
u = 3 * u - 1
print(u) # u1 à u5
Suite explicite stockée dans une liste :
L = [3 * n + 1 for n in range(10)]
- Arithmétique :
u = u + r. - Géométrique :
u = q * u.
Bien distinguer le rang \(n\) (compteur) et la valeur \(u\) (terme).
Somme des termes d’une suite
u = 1
S = 0
for k in range(10): # 10 termes
S = S + u
u = u + 3 # raison 3
print(S)
On peut aussi remplir une liste puis utiliser sum(L).
Simulation et probabilités
from random import random, randintrandom(): réel dans \([0;1[\) ; utile pour simuler un événement de proba \(p\).randint(a, b): entier entre \(a\) et \(b\) inclus.
from random import random
N = 10000
succes = 0
for k in range(N):
if random() < 0.3:
succes = succes + 1
print(succes / N)
La fréquence observée approche la probabilité (loi des grands nombres, intuition).
Simuler une expérience à deux étapes
from random import random
def experience():
if random() < 0.7: # bon
return random() < 0.9 # passe le test
else: # défectueux
return random() < 0.2
N = 10000
nb = sum(1 for _ in range(N) if experience())
print(nb / N)
On estime ainsi une probabilité totale sans la calculer à la main.
Algorithmes utiles (niveau 2nde / 1ʳᵉ)
- Seuil : trouver le plus petit \(n\) tel que \(u_n>S\) (boucle
while). - Recherche du maximum / minimum dans une liste.
- Construction d’une liste de fréquences ou d’effectifs.
u = 1000
n = 0
while u < 1500:
u = 1.02 * u
n = n + 1
print(n, u)
Bonnes pratiques
- Nommer clairement les variables (
somme,terme,raison). - Initialiser l’accumulateur avant la boucle.
- Tester sur un petit exemple dont on connaît le résultat à la main.
- Commenter le lien avec la formule mathématique.
Le programme met en œuvre l’algorithme ; il ne remplace pas le raisonnement mathématique.
Résumé général
- Liste :
[...], indices dès 0,len,append. - Parcours :
for x in Loufor i in range(len(L)). - Accumulateur : somme, compteur, max/min.
- Suites : boucle sur la récurrence ou liste en compréhension.
random()/randintpour simuler.- Fréquence = nombre de succès / nombre d’essais.
Mémo — Listes et algorithmique

- Liste Python : `[a, b, c]`, indice 0 pour le premier élément.
- `len(L)` : longueur ; `L.append(x)` : ajouter en fin.
- Parcours valeurs : `for x in L` ; parcours indices : `for i in range(len(L))`.
- Accumulateur : variable mise à jour dans la boucle (somme, compteur…).
- Suite récurrente : initialiser `u`, puis `u = f(u)` dans une boucle.
- Suite arithmétique : `u = u + r` ; géométrique : `u = q * u`.
- `sum(L)` calcule la somme des éléments d’une liste numérique.
- `random()` ∈ [0 ; 1[ ; succès si `random() < p`.
- `randint(a, b)` : entier aléatoire entre a et b inclus.
- Seuil : boucle `while` jusqu’à dépasser une valeur.
- Toujours tester l’algorithme sur un cas simple connu.
Exercices — Listes et algorithmique
Exercice 1
Écris une fonction qui renvoie le maximum d’une liste non vide.
Correction
def maximum(L):\n m=L[0]\n for x in L:\n if x>m: m=x\n return m
Exercice 2
Que vaut L[-1] pour L=[4,7,9] ?
Correction
9 (dernier élément).
Exercice 3
Simule 100 lancers d’une pièce et compte le nombre de piles.
Correction
Boucle 100 fois, tirer 0/1 au hasard, incrémenter un compteur.
Exercice 4
Calcule la somme des termes d’une liste via une boucle (sans sum).
Correction
s=0\nfor x in L: s=s+x
Évaluation — Listes et algorithmique
Une question à la fois : la note apparaît après 20 réponses et se calcule sur les 20 dernières.
Question 1
